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film thaïlandais de Aditya Assarat
Impossible reconstruction
Un architecte est chargé de suivre un chantier de reconstruction sur une des plages frappées par le tsunami. Il loge dans l'arrière-pays dans un petit hôtel et s'éprend peu à peu de la
tenancière.
Etonnant petit film qui navigue entre différents niveaux de lecture : quête d'un amour difficile à assumer, reconstruction d'un environnement saccagé par les éléments, conquête d'une autonomie
sociale, solidarité fraternelle, perte des repères, tout s'imbrique ici pour former un puzzle complexe et envoûtant. La bluette prévisible ne tarde pas à déraper vers le drame social alors
même que chacun des personnages recherche la vérité des sentiments. L'aspect pessimiste ne verse pas pour autant dans la misanthropie car chaque personnage joue sa partition avec les
forces dont il dispose, constructives pour les uns, destructives pour les autres. Certaines semblent apparemment l'emporter mais aucune ne pèse réellement face à celles, autrement
puissantes, des éléments.
Le détail cinecritic / Grand prix du festival de Rotterdam 2008 et magnifique affiche, peut-être plus belle que le film lui-même.
par le cinephage
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film espagnol de Paco Plazia et Jaume Balaguero avec Manuela Velasco
Le mort qui mord
Une équipe de télévision décide de suivre le quotidien d'une caserne. Les pompiers sont soudain appelés pour secourir une
vielle femme dans un immeuble. Elle s'avère plus coriace que prévu.
Nos amis espagnols ont un goût prononcé pour le cinéma fantastique ces derniers temps, avec des réussites diverses. [REC] se situe juste dans la moyenne car il a la fâcheuse tendance de reprendre
les idées des autres. Plus gravement, le cinéaste semble avoir fait une fixette sur "Blair Witch project", avec une propension à la citation récurrente (caméra floue, bougé,
rembobinage) et une reprise presque à l'identique du personnage de la méchante sorcière. Du coup, on n'adhère pas et on attend avec une certaine lassitude l'arrivée prévisible des morts vivants et
la disparition progressive des protagonistes. On auriat pu s'attendre à une réflexion sur la surenchère télévisuelle, mais on doit se contenter de quelques saillies sur le racisme ambiant ou le
manque de solidarité des habitants de l'immeuble contaminé. Au fait, c'est contagieux ?
par Le cinéphage
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C'est maintenant quasi certain, Mulder et Scully reprendront du service sous les caméras pour un nouveau volet cinématographique de la saga parano-fantastique du milieu des années 90. Espérons
que l'opus 2 sera plus convaincant que
Combattre le futur qui s'était révélé largement inférieur à n'importe quel épisode un peu réussi (et il y en a) de la série.
Le film s'appellera probablement "I want to believe" (qui n'est rien de moins que le texte apparaissant sur le poster ufologique de Mulder) et sortirait le 30 juillet 2008. Par ailleurs
certaines infos laissent à penser que la série elle-même pourrait reprendre du service.
Il faudra tout de même nous expliquer comment Fox a été relâché par les mêmes extra-terrestres qui avaient déjà abducté sa petite soeur.
En attendant, on pourra se consoler en revisionnant les épisodes de la saison 1 qui ressortent chez votre marchand de journaux aux éditions ... (Non, CINECRITIC ne fait jamais de
publicité).
http://www.epidermiq.com/lvei/X-Files2/
par JM Le Bail
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film français d'Olivier Marchal avec Daniel Auteuil, Olivia Bonamy, Catherine Marchal
Polar crépusculaire
Troisième film d'Olivier Marchal (après
Gangsters et 3
6, quai des Orfèvres), MR 73 serait-il la fin d'une trilogie consacrée à la lutte contre la criminalité, mais surtout
aux conflits, violents, entre policiers? Chez le réalisateur et ancien flic par ailleurs, les ripoux sont tout sauf sympathiques. On sent bien qu'il sait de quoi il parle.
Cadres très serrés sur les visages des protagonistes, où l'on lit, comme sur des cartes de géographie, les méandres et les dérives. Extérieurs au téléobjectif, on ne s'évade pas une seconde
sur les paysages marseillais, on reste concentré sur les personnages, toujours très tendus, sur les âmes, que la pluie ne parvient pas à laver de leur douleurs.
Daniel Auteuil, décidément excellent, incarne un policier torturé par sa vie,son passé, son métier, menant une quête désespérée.
Je ne livrerai rien d'autre sur ce crépuscule, qui n'est pas celui des dieux, mais celui des gens ordinaires confronté à des drames qui les dépassent.
A noter, la musique de Bruno Coulais (un peu forte, parfois) qui sert des images très travaillées.
Le détail cinecritic / MR 73 était un revolver fabriqué par Manurhin (le Colt à la française), d'où le "MR".
par Dominik Déjardin
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film américain des
frères Coen avec Javier Bardem et Tommy Lee Jones
Le mal pour le mal
Un soudeur tombe sans le vouloir sur une scène de crime, un "deal" qui a mal tourné. Il trouve l'argent de la drogue et décide de le garder
pour lui. Sa vie va vite devenir très compliquée.
Autant le dire tout de suite, le dernier film des frères Coen, plus ou moins bien inspirés ces derniers temps, est palpitant de bout en bout. On a rarement atteint une telle maîtrise au niveau de
la de la mise en scène et du jeu des acteurs (Javier Bardem et Tommy Lee Jones, impressionnants de présence). L'adaption du roman de Cormack Mac Carthy donne l'occasion aux réalisateurs de
Fargo et de Miller's crossing de se défaire de leurs tics scénaristiques. En restant concentrés sur l'essentiel, ils atteignent au sublime.
Ici la figure du mal est au-delà du réel, elle nous entraîne dans une dimension parallèle qui n'a pour logique que la vengeance absolue. La digression finale permet de donner toute sa dimension au
personnage du flic, témoin impuissant de la violence du monde.
Une réussite magistrale. A voir et à revoir d'urgence.
par JM Le Bail
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