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Film israélien de Keren Yedaya, avec Dana Ivgy, Moni Moshonov, Ronit Elkabetz, Mahmoud Shalaby, Roy Assaf.
Dans un quartier populaire de Jaffa, Mali partage son quotidien entre le garage paternel et l'atmosphère hystérique des repas familiaux.
Seule bouffée d'air dans son existence confinée, son amour pour Toufik, l'employé de son père avec qui elle projette de s'enfuir.
Toufik est arabe, Mali est juive, rien n'ira pour le mieux.
Keren Yedaya signe un second film maladroit qui n'a malheureusement ni l'originalité ni la subtilité du précédant "mon trésor". Le scénario, conçu comme un drame shakespearien est prévisible,
les scènes appuyées et lourdes.
On retrouve le regard critique de la réalisatrice sur la société israélienne, (racisme, préjugés) mais le véritable sujet du film semble être la névrose familiale et l'empoisonnement
des enfants par des parents toxiques.
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film d'animation australo-israélien
LES AILES DE LA FRUSTRATION
Plusieurs personnages en quête de sens à leur vie croisent leur malaise existentiel dans un
immeuble.
Et bien voilà, tout est dit dans le résumé. Ce film à l'animation parfois approximatve reprend et croise des nouvelles de l'écrivain israélien Kerets un peu à la manière de
Short cuts de Robert Altman. A la manière de seulement, car une fois sorti du cinéma, il n'en reste pas grand chose, si ce n'est le personnage triste et bougon doublé par Anthony de la
Paglia (FBI Portés disparus).
Très loin en tout cas du génial Valse avec Bashir
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film américain de Kelly Reichardt. Avec Michelle Williams, Will Patton, Will Oldham
CHIENNE DE VIE
Une jeune femme partie avec
sa chienne Lucy travailler en Alaska tombe en panne à mi parcours dans une petite ville. N'ayant plus beaucoup d'argent, elle vole de la nourriture pour l'animal et se fait arrêter. A sa
sortie de garde à vue, la chienne a disparu...
Sur un argument extrêmement simple, la réalisatrice Kelly Reichardt nous fait partager le quotidien peu amène d'une jeune "hobo", sorte d'équivalent dans l'Amérique de l'après-crise du
personnage joué par sandrine Bonnaire dans le film d'Agnès Varda Sans toit ni loi. Si le film démarre lentement, par petites touches presque documentaires, il capte
constamment le spectateur qui ne peut que compatir aux déshérences de ces laissés pour compte qui tentent dans un dernier sursaut de quitter l'Amérique pour le Canada - le rêve
canadien?.
Curieusement, le film fait parfois écho au héros solitaire d'Into the wild dans sa façon de traiter le sociétal. Mais ici, il ne s'agit pas d'un refus de "bourgeois" de la société
consumériste. Il s'agit bel et bien pour l'héroïne de survivre dans une civilisation devenue fatalement hostile par la précarité qu'elle engendre. Plusieurs scènes sont bouleversantes, celle de
la visite de la fourrière ou lorsque Wendy retrouve enfin son chien et lui parle comme s'il était humain.
Courez voir ce bijou avant qu'il ne disparaisse, dévoré par les blockbusters.
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film français de Michel Hazanavicus avec Jean Dujardin, Rudiger Vogler, Pierre Bellemare
SUS AU S.S.
L'agent OSS 117 se voit confier la périlleuse mission d'aller récupérer un microfilm contenant la
liste des personnalités françaises ayant collabotré sous Vichy. Cette liste est en la possession d'un ancien SS qui se cache au Brésil.
L'argument de ce nouvel opus des aventures de l'espion franchouillard tient littéralement sur un
ticket de métro. D'où la nécessité de compenser par des dialogues ciselés censés pallier le manque d'action. Mais il ne suffit pas de surfer sur la vague du politiquement incorrect pour rendre un
film comique. Il faut aussi ménager du comique de situation, et de ce point de vue, seule la poursuite dans l'hôpital tient ses promesses de future scène culte. De même, il n'est pas nécessaire
de limiter systématiquement les seconds rôles pour mettre en valeur Dujardin qui n'est déjà que trop présent.
Au total on ressort avec l'impression d'une suite un peu inutile, en tout cas moins drôle que le film précédent dans lequel l'excellente Bérénice Bejo parvenait à faire un contrepoint
féminin au surjeu et à l'humour décidément trop potache du gars le plus célèbre du PAF.
Le détail Cinecritic : Rüdiger Vogler, avant de faire l'officier nazi quasi-shakespearien, a été l'un des acteurs fétiches de Wim Wenders (Faux mouvement, [falsche
bewegung], les Ailes du désir [Himmel ûber Berlin])
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C'est le mois "Jacques Tati" avec toute une série d'événements autour du précurseur d'un certain
cinéma comique de qualité, observateur hors pair des travers de la modenité avec :
- une exposition à la Cinémathèque française : Tati, deux temps, trois mouvements
- une reconstitution en vraie grandeur de la Villa Arpel (Mon Oncle) au 104, rue d'Aubervilliers dans le 19ème arrondissement
- un spectacle de jérôme Deschamps et macha MakeIeff "Salle des fêtes" au Théâtre national de Chaillot.
- une exposition au Musée des arts décoratifs Le bel âge des arts ménagers.
Plusieurs occasions de rédécouvrir l'univers particulier et loufoque de Monsieur Jacques qui
constituent un hommage à son immense talent.
Avec à la clé une petite polémique toute parisienne sur la retouche opérée par la RATP sur l'affiche, qui a cru bon de remplacer la pipe légendaire par un petit (et ridicule) moulin à
vent. Même le ministre Claude Evin a trouvé l'initiative totalement déplacée...
http://www.tativille.com
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Le projet pharaonique d'adaptation des aventures
du héros de Moulinsart est parvenu finalement à trouver un budget suffisant pour assurer son colossal financement. Les technologies numériques révolutionnaires qui étaient
nécessaires aux effets spéciaux voulus par le tandem Steven Spielberg - Peter Jackson, coûteuses, comme d'ailleurs les prétentions financières des deux poids lourds du cinéma américain ont failli
avoir raison du projet.
Finalement, un seul des deux studios prévus financera la trilogie. Un épisode sera produit par Spielberg et réalisé par Jackson, ce sera l'inverse pour le second. Et pour le troisième ? Il semble
avoir disparu du fait du changement d'alliance (Paramount Pictures et Sony Pictures Entertainment) qui devrait permettre de débloquer les fonds nécessaires, dont la préproduction devrait
débuter à la fin de l'année avec la sortie du premier épisode prévue pour 2010.
Autre conséquence du divorce d'avec Universal, le réalisateur d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal doit renoncer à l'acteur Thomas Sangster, qui devait incarner Tintin aux
cotés d'Andy Serkis (King Kong) dans le rôle du Capitaine Haddock. C'est finalement Jamie Bell qui s'y colle (My name is Hallam Foe, Billy
Eliott).
On apprend également de source sûre que Gal Elmaleh fera partie de la distribution dans le méchant rôle d'Omar Ben
Salaad.
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film américain
Guillermo Arriaga avec
Kim Bassinger, Charlize Theron
MELI-MELO
Plusieurs histoires se déroulent en même temps qui font se rencontrer des êtres marqués par un secret. Dans le désert du Nouveau Mexique, une caravane se met à brûler. A Portland, une femme
multiplie les rencontres de hasard, tout en étant poursuivie par un homme mystérieux...
On connaît maintenant la marque de fabrique de Guillermo Arriaga qui n'aime rien tant que raconter des histoires entremêlées qui s'imbriquent les unes dans les autres. A mi-parcours on aura compris
que tous ces destins sont liés, et que le film tourne par flash backs successifs autour d'une adolescente confrontée à l'adultère de sa mère et qui ne peut oublier l'acte terrible qu'elle a commis
pour la punir. Le scénario est magnifiquement découpé mais ne laisse peut-être pas assez de place au spectateur et à l'imaginaire. Le dénouement est certes émouvant mais prévisible et le jeu des
actrices ne peut compenser ce qui apparaît comme un mélo bien réalisé mais un mélo quand même.
Le détail cinecritic: une apparition plutôt convaincante de l'acteur de la série
Cold Case, Danny Pito.
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film de Jean-Paul Lilienfeld avec Isabelle Adjani
MOLIERE IN HATE
Pendant son cours de français, la professeure se rend compte
qu'un élève est venu avec une arme. Elle lui confisque le revolver mais l'élève, qui est aussi le caïd de la classe, veut absolument le récupérer. Elle décide alors de braquer le revolver sur les
élèves et de prendre la classe en otage.
Le film de Jean-Paul Lilienfeld arrive dans un contexte de multiplication des faits violents dans les collèges. On pourra le voir comme un film de société, mais il est probable que ce ne soit pas
l'intention première de l'auteur. Ici, il est question en permanence (un peu d'ailleurs comme dans Entre les murs) de rapports de force: entre le prof et ses élèves, qui perturbent
continuellement le cours par leurs invectives ou leurs bagarres, mais aussi entre les élèves eux-mêmes, les caïds et les autres, les filles et les garçons, symboles de la crispation d'une
société qui n'arrive plus à contenir la violence, en crise complète d'autorité. Le personnage de la professeure, joué par Isabelle Adjani a ceci de sympathique qu'il cherche à maintenir un cadre
qui visiblement n'existe plus: celui de la transmission du savoir. Certaines scènes sont assez jubilatoires, comme lorsque la prof excédée leur explique la vie de Molière sous la menace d'un
revolver. Malheureusement, la suite du film bascule assez vite dans la série noire du vendredi soir, au point d'apparaître pour ce qu'il est avant tout : un téléfilm réussi.
Le détail Cinecritic: la prédiffusion de ce film sur Arte vendredi 20 mars aura permis à la chaîne de s'offrir un record d'audience avec 2 245 000 spectateurs.
L'analyse du film par le pédagogue Philippe Meirieu : http://www.meirieu.com/ACTUALITE/journee_de_la%20Jupe.htm
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