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Jeudi 16 juillet 2009

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Film américain de David Yates, avec Daniel Radcliff

De retour à Poudland pour sa 6eme année, Harry apprend par Dambledor que l'école court un grand danger (pour changer) car des Mangemorts essaient de la pénétrer (l'école). De son côté, le blond platine Draco, ennemi de toujours d'Harry,aidé par le glacial Rogue , prépare de vilains coups...
Après un 5eme  film décevant, le 6eme opus de la saga H.P réserve plutôt une agréable surprise: Outre le fait qu'au générique le Logo de la Warner Bros est tout décrépi, on remarquera à quel point ce film est plus sombre que les autres, les personnages principaux meurent (on ne va pas se le cacher, de toute manière tout le monde a lu le livre
On est ému de voir les acteurs grandis, insouciants qu'ils étaient les voilà presque adultes! Des couples se font et se défont, des scènes de jalousie éclatent ça et là. Hermione est une jolie jeune femme, Ron devient costaud, Harry est plus grand mais garde le charisme d'une huitre. Cet aspect comédie romantique devient carrement plus distrayant que l'intrigue, car, malgré des effets spéciaux époustouflants, quelques bonnes blagues, Harry Potter et le prince de sang mêlé est un film qu'on peut voir en été, parce qu'en vacances, on est plus indulgent...

Par le cinephage
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Dimanche 21 juin 2009
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Film israélien de Keren Yedaya, avec Dana Ivgy, Moni Moshonov, Ronit Elkabetz, Mahmoud Shalaby, Roy Assaf.

Dans un quartier populaire de Jaffa, Mali partage son quotidien entre le garage paternel et l'atmosphère hystérique des repas familiaux.
Seule bouffée d'air dans son existence confinée, son amour pour Toufik, l'employé de son père avec qui elle projette de s'enfuir.
Toufik est arabe, Mali est juive, rien n'ira pour le mieux.
Keren Yedaya signe un second film maladroit qui n'a malheureusement ni l'originalité ni la subtilité du précédant "mon trésor". Le scénario, conçu comme un drame shakespearien est prévisible, les scènes appuyées et lourdes.
On retrouve le regard critique de la réalisatrice sur la société israélienne, (racisme, préjugés) mais le véritable sujet du film semble être la névrose familiale et l'empoisonnement des enfants par des parents toxiques.



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Samedi 23 mai 2009
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film espagnol de Pedro Almodovar avec Pénélope Cruz

TOUT SUR L'AMER

Un cinéaste devenu aveugle vit désormais de ses scénarios. Il est obsédé par le souvenir d'une femme qu'il a connu jadis et avec laquelle il a tourné son dernier film.

On comprend de mieux en mieux comment fonctionne Pedro Almodovar. Par allers et retours successifs (Volver) sur sa vie, ses obsessions, ses amours et son désir de cinéma. Le dernier opus n'échappe pas à la règle, qui procède par touches successives et s'inspire largement d'événements autobiographiques. Le réalisateur d'Attache-moi a été confronté ces derniers mois à la cécité et l'on sait que sa plus grande peur est de voir son film monté par un autre. On retrouve donc logiquement ses éléments dans le film mais avec une certaine distanciation qui est aussi la marque du réalisateur. La morbidité, très présente dans ses derniers films, n'est pas en reste, comme si le spectre de la mort rôdait dans les moindres recoins. Le désir et la sexualité apparaissent comme une façon de repousser le néant mais aussi les apprences sociales. Le couple formé par le personnage interprété par Pénélope Cruz et son mari vit dans le mensonge, métaphore de la situation politique espagnole, qui peine à se défaire des fantômes du franquisme. La trahison en est une autre figure, pas moins intéressante mais plus ambigüe. La révélation de l'image est un bel hommage à Blow Up d'Antonioni, autre cinéaste de l'introspection et de l'amertume.

Au final, un film ambitieux, très personnel, avec un final réjouissant mais qui gagnerait parfois à un montage plus dynamique.
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Jeudi 7 mai 2009

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film d'animation australo-israélien

LES AILES DE LA FRUSTRATION

Plusieurs personnages en quête de sens à leur vie croisent leur malaise existentiel dans un immeuble.

Et bien voilà, tout est dit dans le résumé. Ce film à l'animation parfois approximatve reprend et croise des nouvelles de l'écrivain israélien Kerets un peu à la manière de Short cuts de Robert Altman. A la manière de seulement, car une fois sorti du cinéma, il n'en reste pas grand chose, si ce n'est le personnage triste et bougon doublé par Anthony de la Paglia (FBI Portés disparus).
Très loin en tout cas du génial Valse avec Bashir

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Dimanche 26 avril 2009

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film américain de Kelly Reichardt. Avec Michelle Williams, Will Patton, Will Oldham

 

CHIENNE DE VIE

 

Une jeune femme partie avec sa chienne Lucy travailler en Alaska tombe en panne à mi parcours dans une petite ville. N'ayant plus beaucoup d'argent, elle vole de la nourriture pour l'animal et se fait arrêter. A sa sortie de garde à vue, la chienne a disparu...

Sur un argument extrêmement simple, la réalisatrice Kelly Reichardt nous fait partager le quotidien peu amène d'une jeune "hobo", sorte d'équivalent dans l'Amérique de l'après-crise du personnage joué par sandrine Bonnaire dans le film d'Agnès Varda Sans toit ni loi. Si le film démarre lentement, par petites touches presque documentaires, il capte constamment le spectateur qui ne peut que compatir aux déshérences de ces laissés pour compte qui tentent dans un dernier sursaut de quitter l'Amérique pour le Canada - le rêve canadien?.
Curieusement, le film fait parfois écho au héros solitaire d'Into the wild dans sa façon de traiter le sociétal. Mais ici, il ne s'agit pas d'un refus de "bourgeois" de la société consumériste. Il s'agit bel et bien pour l'héroïne de survivre dans une civilisation devenue fatalement hostile par la précarité qu'elle engendre. Plusieurs scènes sont bouleversantes, celle de la visite de la fourrière ou lorsque Wendy retrouve enfin son chien et lui parle comme s'il était humain.

Courez voir ce bijou avant qu'il ne disparaisse, dévoré par les blockbusters.

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Jeudi 16 avril 2009

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film français de Michel Hazanavicus avec Jean Dujardin, Rudiger Vogler, Pierre Bellemare

 

SUS AU S.S.

 

L'agent OSS 117 se voit confier la périlleuse mission d'aller récupérer un microfilm contenant la liste des personnalités françaises ayant collabotré sous Vichy. Cette liste est en la possession d'un ancien SS qui se cache au Brésil.

L'argument de ce nouvel opus des aventures de l'espion franchouillard tient littéralement sur un ticket de métro. D'où la nécessité de compenser par des dialogues ciselés censés pallier le manque d'action. Mais il ne suffit pas de surfer sur la vague du politiquement incorrect pour rendre un film comique. Il faut aussi ménager du comique de situation, et de ce point de vue, seule la poursuite dans l'hôpital tient ses promesses de future scène culte. De même, il n'est pas nécessaire de limiter systématiquement les seconds rôles pour mettre en valeur Dujardin qui n'est déjà que trop présent.
Au total on ressort avec l'impression d'une suite un peu inutile, en tout cas moins drôle que le film précédent dans lequel l'excellente Bérénice Bejo parvenait à faire un contrepoint féminin au surjeu et à l'humour décidément trop potache du gars le plus célèbre du PAF.

Le détail Cinecritic : Rüdiger Vogler, avant de faire l'officier nazi quasi-shakespearien, a été l'un des acteurs fétiches de Wim Wenders (Faux mouvement, [falsche bewegung], les Ailes du désir [Himmel ûber Berlin])

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Lundi 13 avril 2009

C'est le mois "Jacques Tati" avec toute une série d'événements autour du précurseur d'un certain cinéma comique de qualité, observateur hors pair des travers de la modenité avec :
- une exposition à la Cinémathèque française : Tati, deux temps, trois mouvements
- une reconstitution en vraie grandeur de la Villa Arpel (Mon Oncle) au 104, rue d'Aubervilliers dans le 19ème arrondissement
- un spectacle de jérôme Deschamps et macha MakeIeff "Salle des fêtes" au Théâtre national de Chaillot.
- une exposition au Musée des arts décoratifs Le bel âge des arts ménagers.

Plusieurs occasions de rédécouvrir l'univers particulier et loufoque de Monsieur Jacques qui constituent un hommage à son immense talent.

Avec à la clé une petite polémique toute parisienne sur la retouche opérée par la RATP sur l'affiche, qui a cru bon de remplacer la pipe légendaire par un petit (et ridicule) moulin à vent. Même le ministre Claude Evin a trouvé l'initiative totalement déplacée...

http://www.tativille.com

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Dimanche 12 avril 2009

Le projet pharaonique d'adaptation des aventures du héros de Moulinsart est parvenu finalement à trouver un budget suffisant pour assurer son colossal financement. Les technologies numériques révolutionnaires qui étaient nécessaires aux effets spéciaux voulus par le tandem Steven Spielberg - Peter Jackson, coûteuses, comme d'ailleurs les prétentions financières des deux poids lourds du cinéma américain ont failli avoir raison du projet.
Finalement, un seul des deux studios prévus financera la trilogie. Un épisode sera produit par Spielberg et réalisé par Jackson, ce sera l'inverse pour le second. Et pour le troisième ? Il semble avoir disparu du fait du changement d'alliance (Paramount Pictures et Sony Pictures Entertainment) qui devrait permettre de débloquer les fonds nécessaires, dont la préproduction devrait débuter à la fin de l'année avec la sortie du premier épisode prévue pour 2010.
Autre conséquence du divorce d'avec Universal, le réalisateur d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal doit renoncer à l'acteur Thomas Sangster, qui devait incarner Tintin aux cotés d'Andy Serkis (King Kong) dans le rôle du Capitaine Haddock. C'est finalement Jamie Bell qui s'y colle (My name is Hallam Foe, Billy Eliott).

On apprend également de source sûre que Gal Elmaleh fera partie de la distribution dans le méchant rôle d'Omar Ben Salaad.

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Dimanche 5 avril 2009
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film américain d' Alex Proyas avec Nicholas Cage

RENCONTRE DES QUATRE TYPES

A la suite de l'ouverture d'une capsule temporelle scellée cinquante ans plus tôt par son école, le fils d'un astrophysicien reçoit en guise de vision du futur une obscure suite de chiffres tracée à l'époque par une enfant perturbée. Etrangement, ces chiffres semblent correspondre aux catastrophes des cinquante dernières années.

Il faut vraiment voir ce fim pour le croire ou alors l'ignorer complètement, c'est selon.
Passe encore le fait que le scénario soit directement inspiré d'un film fantastique déjà moyennement réussi (La prophétie des ombres). Ce dont il est question en réalité ici, c'est bel et bien d'une vision crypto-biblique des temps à venir.
Notre sympathique héros (magistralement non interprété par Nicholas Cage), qui bien qu'astrophysicien se soucie comme d'une guigne de l'avenir de la planète - il roule dans un énorme 4x4 du genre "Monster Truck" - trompe son ennui de veuf éploré dans le déchiffrage de séquences  cryptées somme toute bien moins compliquées que le Da Vinci Code. Bien lui en prend car il rencontre au passage une assez charmante mère d'élève pour laquelle il n'a malheureusement que peu d'élan, trop occupé à sauver le monde. Et c'est là que les choses se gâtent car après une surenchère d'effets tous plus catastrophistes (un 747 lui tombe sur le pied, un métro en folie lui taille un short), on finit par comprendre que le réchauffement climatique n'est pas dû aux pires émissions de CO2 depuis que l'humanité est sur cette terre mais à une éruption solaire totalement imprévisible. C'est trop bête, même si Claude Allègre jubile...
Mais histoire d'aller encore plus loin dans la crétinisme-créationnisme, voilà-t-y pas que de gentils extraterrestres (quatre pour être précis, comme les cavaliers de l'apocalypse) entendent abducter les charmants bambins affublés d'un improbable couple de lapins (blancs, évidemment) pour les préserver du cataclysme final et les transporter gentiment sur une autre planète (à l'aide d'un improbable vaisseau spatial spielbergien). Ca ne vous rappelle pas le début de la genèse par hasard (plan insistant sur le blé en herbe, l'arbre de la connaissance, il ne manque plus que le serpent).
Mais ce n'est pas encore fini, il faut encore que notre héros se réconcilie avec son père pasteur qui a mal vécu son engouemet pour les sciences exactes. Le summum de la drôlerie - ou du ridicule, comme on voudra - est atteint au moment où le père en question, juste avant de se transformer en barbecue, rassure sa contrite progéniture d'un édifiant "ce n'est pas la fin, mon fils". Mais si, justement, c'est presque la fin, un dernier effet spécial numérique et la terre - c'est-à-dire l'Amérique - disparaît dans un embrasement final.
On aurait tellement aimé que le film en fasse autant.
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Mercredi 1 avril 2009
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film américain Guillermo Arriaga avec Kim Bassinger, Charlize Theron

MELI-MELO

Plusieurs histoires se déroulent en même temps qui font se rencontrer des êtres marqués par un secret. Dans le désert du Nouveau Mexique, une caravane se met à brûler. A Portland, une femme multiplie les rencontres de hasard, tout en étant poursuivie par un homme mystérieux...

On connaît maintenant la marque de fabrique de Guillermo Arriaga qui n'aime rien tant que raconter des histoires entremêlées qui s'imbriquent les unes dans les autres. A mi-parcours on aura compris que tous ces destins sont liés, et que le film tourne par flash backs successifs autour d'une adolescente confrontée à l'adultère de sa mère et qui ne peut oublier l'acte terrible qu'elle a commis pour la punir. Le scénario est magnifiquement découpé mais ne laisse peut-être pas assez de place au spectateur et à l'imaginaire. Le dénouement est certes émouvant mais prévisible et le jeu des actrices ne peut compenser ce qui apparaît comme un mélo bien réalisé mais un mélo quand même.

Le détail cinecritic: une apparition plutôt convaincante de l'acteur de la série Cold Case, Danny Pito.
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appétit critique

@ @ @ @ : divin 
@ @ @ : succulent 
@ @
: délicieux 
@ : on peut goûter 
# : sans façon 

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