La science des rêves

Publié le par Jean-Michel Le Bail

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de Michel Gondry avec Gabriel Garcia Bernal, Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg

Gondry in the sky (with diamonds)

Et revoici Michel Gondry, oui celui d'Eternal Sunshine, oui aussi celui des clips de Björk et même de son propre groupe, mais c'était il y a longtemps (Oui-Oui). On l'attendait un peu au tournant vu que cette fois pas de Charlie Kaufman pour scénariser ses délires de rhodoïde. Et finalement alors ?

Oubliez l'article assassin de Libération. La Science des Rêves est un pur bonheur, qui équilibre à merveille une intrigue - certes sentimentale mais convaincante - et des trouvailles que ne renierait pas le grand Méliès. C'est vrai qu'il y a un peu un côté "tombé de la Lune" chez ce doux rêveur de Stéphane qui finit par confondre dans un même délire névrotique rêve et réalité. Mais c'est surtout son enthousiasme qui le piège dans un monde où le banal l'emporte toujours sur le décalé. Et pour décalé, il l'est avec son bonnet aztèque, son multilinguisme mal maîtrisé et ses goûts esthétiques très particuliers (La catastrophologie).

On ne va pas résumer l'intrigue, qui est surtout un prétexte à une inventivité visuelle de tous les instants. Le meilleur compliment que l'on puisse faire, c'est l'envie de revoir le film dès la sortie du cinéma.

Mention particulère à Alain Chabat dans son personnage de beauf obsédé et pourtant totalement lucide.

 

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Publié dans cinecritic

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