Superman returns @

Publié le par Jean-Michel Le Bail

de Bryan Singer 

 

Tu seras un super homme mon fils...

Décidément que de super-héros sur nos écrans ! Après X-men, Bryan Singer s'essaie cette fois AU mythe absolu, Superman himself et puise (largement) dans l'iconographie de sa jeunesse, qu'elle soit dessinée ou filmée.

Premier bon point : Brandon Rough choisi pour remplacer Christopher Reeeve est totalement crédible et retrouve même des expressions de l'acteur décédé, notamment lorsqu'il est en Clark Kent. Deuxième bon point, Bryan nous épargne le résumé des épisodes précédents et ne fait que survoler (!) les années passées à Smallville.

Ceci étant posé, si Superman revient, ce n'est pas forcément en super forme. D'abord, le scénario est léthargique et les rares effets spéciaux présents dans le film nous interrogent sur l'utilisation du budget colossal. Kevin Spacey (Lex Luthor) aurait-il demandé un super-cachet ? Pourtant sa prestation n'a rien d'éblouissant, loin s'en faut et l'on en viendrait presque à regretter la sobriété d'un gene Hackman.

Pour l'essentiel, le film consiste à nous vendre une histoire de paternité contrariée. Superman est visiblement allé plus loin avec Loïs Lane qu'une simple partie de jambes en l'air au  dessus de New-York... Mais constatant que cette dernière lui préfère finalement un jeune gommeux qui détient des stock-options dans le daily Planet (c'est plus sûr que de la kryptonite par les temps qui courent), il se concentre avec toute l'énergie dont il est capable sur la transmission de super-pouvoirs à son fils putatif. Celui-ci le lui rend bien, qui sauve son père des griffes du méchant Lex qui envisageait de revoir sérieusement la carte de l'Amérique. 

Et pour Noël, qu'est ce que Clark pourrait bien offrir à Superman junior ? Une combinaison bien sûr...

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Publié dans cinecritic

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