The fountain
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Film américain de Darren Aronofsky avec Hugh Jackman et Rachel Weisz
Annoncé comme un film-événement, voire un film culte, ce troisième opus du réalisateur de Pi et Requiem for a dream doit en rabattre de sa superbe. Après le départ inopiné de Brad Pitt, les producteurs ont eu quelque mal à financer un projet dont le scénario s'avérait plutôt difficile à suivre. Réflexion sur la mort , l'amour, la vie éternelle, tout cela sent furieusement l'ionisateur brumeux en promotion chez "Nature et découvertes" à 45,99 €.
Mais ne tirons pas trop vite sur l'ambulance et regardons-y de plus près. D'abord, Darren a sans doute gagné au change en troquant les cuisses fuselées d'Achille / Brad contre les griffes acérées de Wolverine / Van helsing alias Hugh Jackman, qui vaut sans doute mieux que les rôles de super-héros qu'on lui propose. Ensuite, l'intrigue surchargée parvient tout de même à trouver un rythme de croisière notamment dans sa déclinaison actuelle, les chapitres moyenâgeux et futuristes, étant largement moins convaincants et pour tout dire franchement inutiles. Reste donc le thème central - le refus éperdu de la perte de l'être aimé et la réparation impossible du vivant par la technologie - qui, étrangement, rappelle dans les meilleurs moments (c'est-à-dire les moins esthétisants) Eternal sunshine of the spotless mind. Le réalisateur n'était cependant pas obligé de nous refaire le coup du Smoking / No Smoking, genre si je tourne à droite ma vie sera comme ci, à gauche, elle sera comme ça, procédé légèrement surfait et qui ajoute encore à la confusion du scénario. On n'est pas sûr que tout le monde comprenne très bien la troisième partie (assomption vertigineuse de Hugh en position du lotus vers une galaxie découverte par les mayas !?!). Mais ce n'est pas si grave car le cinéphage n'a pas forcément lu O Sidhaarta.
Un film donc inégal, qui fonctionne un peu trop à l'esbrouffe, mais vaut néanmoins le détour pour la qualité du jeu des interprètes.