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film de Ken Loach
Angie, mère célibataire, la trentaine, se fait licencier de sa boite de recrutement. Fatiguée par les années de galère et les jobs minables à répétition, elle décide de créer sa propre entreprise avec son amie Rose. Mais très vite le bussiness dégénère et Angie s'enfonce pas à pas dans l'illégalité, au dépend des travailleurs immigrés qu'elle engage.
Si Ken loach s'emploie à denoncer les dérives de la mondialisation à travers l'exemple de l'exploitation des populations immigrés par les entreprises de batiments, le film est plombé par un ton démonstratif insistant. Le spectateur suit progressivement les étapes qui conduiront Angie à commetre l'irréparable, à la manière d'une fable, guidé par un réalisateur moralisateur. Le scénario se révèle malheuresement prévisible et décevant par ses insistances. Ainsi, Angie, après avoir aider une famille irakienne à trouver un logis dans un camp de caravanes, finit, contrainte par un contrat, à les dénoncer à la police pour y loger ses propres employés. Ce genre de renversements factices, le caractère figé des personnages contribuent à rendre le film artificiel et l'associent à une leçon de morale infantilisante.
Le film n'est sauvé que par son propos et par les positions défendues par Ken loach à l'égard du gouvernement anglais. Ces dernières mettent au jour les conditions de vie misérables et précaires des clandestins, que personne ne veut voir ou entendre.