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V. Herpe, intervenant cinéaste
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D. Déjardin, enseignant

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Vendredi 4 juillet 2008
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film belge de Bouli Lanners avec Bouli Lanners
Faux frères

Un homme trouve en rentrant chez lui un cambrioleur. Loin de le dénoncer à la police, il se prend d'amitié pour lui et l'accompagne chez ses parents

Tout, dans le cinéma de Bouli Lanners a déjà été vu quelque part, chez Kaurismaki, chez Jarmush. L'idée même de road movie suppose que le fil scénaristique, forcément ténu, soit soutenu par des moments d'intensité dramatique ou de grâce, comme c'est le cas notamment dans certains films de Wenders.
Las, ici les gags sont vite éculés et on a l'impression d'avoir tout vu dans la bande annonce. Pour pouvoir adhérer aux personnages, à leur dérive, à leurs contradictions, il aurait fallu en savoir un peu plus sur eux.
Il ne suffit pas de plaquer des musiques "blues rock" sur un ciel bas de Belgique pour créer le climat.
La scène finale de l'enterrement du chien, comme le reste du film, n'aboutit sur rien.
 
par le cinephage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Mardi 1 juillet 2008

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Film documentaire d'animation israélien d' Ari Folman

La guerre ranimée  

Un soldat israélien se rend compte qu'il a totalement occulté son expérience de la guerre du Liban en écoutant le rêve d'un ami qui y a participé. Il décide de reconstituer le puzzle de ses souvenirs en partant à la recherche de ses anciens camarades de guerre.

Idée brillantissime que de traiter le sujet des souvenirs occultés par le truchement de l'animation. Le dessin animé serait il au cinéma ce que le rêve est à la réalité. Toujours est-il que l'on est complètement emporté dans cette recherche du temps perdu et de l'identité. Comment a-t-on décidé de reconstituer certains souvenirs pour les rendre plus présentables. Quel est le mécanisme de la culpabilité et comment se met-il en veille? Au delà de la question des massacres de Sabra et Chatila, de ceux qui les ont perpétué (les phalangistes chrétiens de Bachir Gemayel) et de ceux qui les ont laissé faire (les israéliens) se pose le dilemne de la victime devenue bourreau. Comment ceux qui avaient vécu l'enfer des camps pouvaient-ils laisser assassiner sans broncher les palestiniens ? Le film ne cherche pas à répondre mais à mettre les questions en débat.
Un concentré d'intelligence et une animation hors pair.

Attention : Les images (réelles) de la fin sont difficilement soutenables
.

Un extrait du film sur Curiosphère (France 5)
http://www.curiosphere.tv:80/video-documentaire/25-4-1-1-histoire-geo-et-civilisations/106363-valse-avec-bachir--permission-vost

par le cinephage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Samedi 21 juin 2008
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film américain de Michael Night Shyamalan avec Mark Wahlberg

Mauvaise nature

A Central park, sans aucune raison, des passants se suicident brusquement...

Il nous fallait bien en tant que cinéphages nous pencher sur le cas du dernier Shyamalan qui suscite dès sa sortie moult controverses. Chef d'oeuvre, navet, on entend tout et son contraire. Mais quel type d'ofni peut bien susciter de tels excès chez les cinéphages ? CINECRITIC se devait d'enquêter.

Donc, sans vouloir "déflorer" le sujet, disons que notre ami, après avoir flirté sans peut-être le vouloir avec des thèses limite réactionnaires (Le village, Signes) ne cherche plus uniquement à déstabiliser le spectateur à grand coup d'images choc (Le sixième sens). Son cinéma y gagne en intensité.
Le film est (plutôt bien) construit, avec un minimum de trucages mais tout de même quelques scènes "choc" dont une à la limite de la faute de goût (la scène du zoo). On pourra lui trouver des airs de ressemblance avec d'autres blockbusters (Le guerre des mondes), des réminiscences (L'invasion des profanateurs)  mais on ne peut lui renier sa part d'originalité voire d'humour (Mark Wahlberg cherchant à dialoguer avec une plante...plastique).
Le meilleur parti pris (et pari tenu) est sans doute d'arriver à insérer une histoire de couple dans un fim d'anticipation. Dans le monde incertain post-11 septembre, il faut se méfier des évidences et d'une certaine manière de l'american way of life. Le personnage féminin, qui ne pourrait être qu'une autre belle plante, est suffisamment ambigu (si tu es sincère, prend sa main...) pour que l'on s'y intéresse (mais non, elle ne joue pas mal) et c'est cela qui fait la différence avec les films habituels de genre.
Autre bonne surprise, Mark Wahlberg a notablement enrichi son jeu depuis
la Planète des singes.
Au final, un film agréable à regarder, bien mis en scène et suffisamment inventif pour qu'on s'y laisse prendre. Ni "navet", ni chef d'oeuvre, donc, mais plutôt une bonne cuvée.
par le cinephage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Dimanche 8 juin 2008
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film suédois de Roy Andersson avec Ann-Sofie Kylin, Rolf Sohlman

L'amour à la suédoise

Dans la Suède des années 70 deux adolescents s'éprennent l'un de l'autre tandis que leurs familles s'entre déchirent sur fond de compétition sociale.

Excellente idée que de resortir ce bijou du cinéma suédois des années 70, sorte de réplique de Monika (Bergman), mais dans lequel les adolescents n'auraient pas vu leur désir encore corrompu par la société des adultes. La forme du film est assez étrange, qui fait alterner des scènes romantiques presque hamiltoniennes (n'oublions pas qu'Andersson est réalisateur de pub) avec des moments beaucoup plus grinçants sur la société des adultes. De ce contraste naît une critique acerbe de la société suédoise, de ses conventions, de ses fêtes ridicules, à travers laquelle on sent poindre la crise des valeurs qui ne tardera pas à agiter le pays. Le père de la jeune fille, promis au déclassement, est parfaitement conscient de l'illusion engendrée par le capitalisme et de l'agressivité qu'il engendre entre les individus murés dans leur conventions (cf. la scène où les pères se traitent de trafiquants de voitures et de frigos). 
La scène finale où tout se perd dans le brouillard est traitée sur mode tragi-comique, et le charme des deux acteurs pubères contribue à rendre ce film infiniment attachant. Une vraie redécouverte.
par le cinephage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Mercredi 4 juin 2008
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de Pascal Bonitzer avec Christophe Lambert, Valerai Bruni-Tedeschi, Pierre Arditi, Miou-Miou

Cluedodo

Henri et sa femme invitent famille et amis à se retrouver le temps d'un week-end. Pierre, psychiatre en vue (et coureur notoire de jupons), Claire, son épouse effacée, Philippe écrivain alcoolique en manque d'inspiration...Mais Pierre est retrouvé assassiné.

Le roman d'Agatha Christie dont s'inspire le film (Le vallon) n'est pas un de ses meilleurs. Du coup, l'intrigue manque rapidement de souffle et contrairement à d'autres adaptations plus ou moins réussies, le coup de théâtre manque à l'appel. Résultat, le spectateur s'ennuie vite...
par Héloïse Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Dimanche 25 mai 2008

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film français d' Arnaud Desplechin avec Anne Consigny, Chiara Mastroïanni, Catherine Deneuve, Matthieu Amalric, Hyppolite Girardot, Emmanuelle Devos

Chimère indigne

Chez les Vuillard, bonne famille de Roubaix, les rapports se sont dégradés depuis que la soeur a voulu bannir l'un des frères, Henri, après s'être engagée à rembourser l'ensemble de ses dettes. Mais Junon, la mère, apprend qu'elle est atteinte d'un cancer et cherche un donneur de moelle compatible. Seuls Paul, son petit-fils atteint de schizophrénie, et Henri sont compatibles. Ce dernier est alors enfin autorisé à faire son retour dans la maison familiale à l'occasion de noël. 

Chroniqueur invétéré depuis plus de dix ans de la socionévrose familiale, Arnaud Desplechin se plaît, tel un Chabrol postmoderne ou un Vinterberg néoclassique, à disséquer les méandres sans fond de l'âme humaine. Ici aussi nous sommes en province, dans une famille qui s'est enrichie grâce à la teinturerie familiale, mais n'a pas su se défaire de certaines taches (tares), de son théâtre d'ombres - comme nous l'indique un peu lourdement le prologue du film.
Un enfant est mort et n'a pu être sauvé par le sang d'un autre. Il faut donc que quelqu'un paye pour ce deuil. Comme dans les mythes antique, Henri est le bouc émissaire idéal, électron libre sans morale et sans situation. Le "petit juif", comme l'appelle sa mère, a été déporté hors du territoire familial. Mais c'est pour mieux y revenir, puisque donneur compatible il peut de fait sauver la mère qui le rejette depuis toujours - elle ne l'a jamais aimé. Allusion à Festen, c'est par un toast haineux qu'il dira ses quatre vérités à une famille tétanisée par les jeux de pouvoir de la mère et de la fille. On verra plus tard que les hommes de la famille eux-mêmes n'en sont pas totalement absents.

Le réalisateur de Rois et reines a le mérite de donner à chaque personnage une épaisseur suffisante pour nourrir la trame suffocante d'une tragicomédie en boucle, en éternel recommencement. Anne Consigny et Chiara Mastroïanni trouvent des rôles à la mesure de leur talent mais les autres acteurs ne sont pas moins remarquables.
Pourtant, on regrette parfois la grâce imprévisible des personnages de Comment je me suis diputé ma vie sexuelle dont le film constitue une sorte de prequel, reprenant d'ailleurs l'un des personnages centraux, celui de Paul Dédalus, ici représenté comme égaré dans le labyrinthe de sa schizophrénie. On sait Desplechin fasciné par les mythes, l'irruption de l'imaginaire dans le réel (La sentinelle), la maladie, le stigmate et par tout ce qui touche à la paranoïa et à la folie. De fait, on a constamment l'impression qu'un autre monde se cache derrière le réel et c'est sans doute là son plus grand talent de conteur et de cinéaste. Il suffirait juste que le film s'épure davantage, ne s'encombre pas trop de références socio-psycho-anthropologisantes (Emmanuel Bourdieu est co-auteur du scénario) pour que les personnages puissent se battre et se débattre avec leur propre histoire et leur propre liberté. C'est cela et uniquement cela qui nous intéresse au cinéma. Les ailes chimériques de Desplechin sont ici un peu trop lourdes pour lui permettre de toucher les cieux. Mais peut-être avait-il peur de les brûler ?

par le cinephage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Dimanche 18 mai 2008
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film français de Yann Le Gal, Isild le Besco, Joana Hadjithomas, Khalil Joreige, Ismaël Ferroukhi, Corinne Garfin, Safy Nebbou.

Cahier et cinéma

Six sketches sur l'enfance d'un réalisateur de cinéma (Tati, Bergman, Lang, Renoir, Hitchcock, Welles).

Voici une heureuse surprise que ce film à sketches dont tous les scénarios ont été écrits par Yann Le Gal, ce qui confère une véritable unité à l'ensemble. On commence avec deux très courts métrages sur l'enfance de Fritz Lang (qui découvre que sa mère est juive) et d'Orson Welles. Puis on s'amuse de l'inadaptation du jeune Tati à l'univers scolaire et ses cadres enfermants (la photo de classe au format trop étroit).
Les trois derniers films prennent plus d'ampleur. Celui sur Renoir permet de se souvenir que le cinéma a souvent été un art fait par des bourgeois qui avaient envie de donner des coups de canif à une vie trop prévisible. Le court métrage sur Hitchcock, en noir et blanc, est sans doute le plus réjouissant, avec le personnage de la mère castratrice que le fils rêve une nuit de cauchemar de voir égorgée (clin d'oeil appuyé à Psychose) après qu'elle a jeté au feu son cahier d'actrices libidinales. Les mères, qu'elles soient haïes ou aimées, jouent d'ailleurs un rôle de premier plan dans la vie de nos futurs cinéastes.
Le dernier film, sur Bergman, nous montre d'ailleurs que cinéma et névrose familiale ont toujours fait bon ménage. Mais ici, il s'agit moins de tuer le père que la petite soeur...

Une belle réussite collective et un hommage sensible au cinéma d'ici et d'ailleurs. Notre favori du mois.
par le cinephage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Lundi 12 mai 2008

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film thaïlandais de Aditya Assarat

Impossible reconstruction

Un architecte est chargé de suivre un chantier de reconstruction sur une des plages frappées par le tsunami. Il loge dans l'arrière-pays dans un petit hôtel et s'éprend peu à peu de la tenancière.

Etonnant petit film qui navigue entre différents niveaux de lecture : quête d'un amour difficile à assumer, reconstruction d'un environnement saccagé par les éléments, conquête d'une autonomie sociale, solidarité fraternelle, perte des repères, tout s'imbrique ici pour former un puzzle complexe et envoûtant. La bluette prévisible ne tarde pas à déraper vers le drame social alors même que chacun des personnages recherche la vérité des sentiments. L'aspect pessimiste ne verse pas pour autant dans la misanthropie car chaque personnage joue sa partition avec les forces dont il dispose, constructives pour les uns, destructives pour les autres. Certaines semblent apparemment l'emporter mais aucune ne pèse réellement face à celles, autrement puissantes, des éléments.

Le détail cinecritic / Grand prix du festival de Rotterdam 2008 et magnifique affiche, peut-être plus belle que le film lui-même.
par le cinephage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Vendredi 25 avril 2008

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film espagnol de Paco Plazia et Jaume Balaguero avec Manuela Velasco

Le mort qui mord

Une équipe de télévision décide de suivre le quotidien d'une caserne. Les pompiers sont soudain appelés pour secourir une vielle femme dans un immeuble. Elle s'avère plus coriace que prévu.

Nos amis espagnols ont un goût prononcé pour le cinéma fantastique ces derniers temps, avec des réussites diverses. [REC] se situe juste dans la moyenne car il a la fâcheuse tendance de reprendre les idées des autres. Plus gravement, le cinéaste semble avoir fait une fixette sur "Blair Witch project", avec une propension à la citation récurrente (caméra floue, bougé, rembobinage) et une reprise presque à l'identique du personnage de la méchante sorcière. Du coup, on n'adhère pas et on attend avec une certaine lassitude l'arrivée prévisible des morts vivants et la disparition progressive des protagonistes. On auriat pu s'attendre à une réflexion sur la surenchère télévisuelle, mais on doit se contenter de quelques saillies sur le racisme ambiant ou le manque de solidarité des habitants de l'immeuble contaminé. Au fait, c'est contagieux ?
par Le cinéphage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Dimanche 13 avril 2008
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film israélien d' Amos Gitaï avec Juliette Binoche

La dérive des continents 

A la mort de son père une jeune femme (Ana) retrouve son frère, devenu soldat en Israël. A la lecture du testament, elle apprend que son père a légué une partie de sa fortune à sa fille qu'elle a abandonné bébé dans un kibboutz. Elle décide alors de rejoindre celle-ci à Gaza, où le jeune fille habite désormais.

Amos Gitaï a construit son film en deux parties. Après un court prologue en forme d'appel à la tolérance entre les deux communautés (le frère d'Ana rencontre une belle palestinienne dans le train), la première partie se passe à Avignon et voit les deux protagonistes Ana et son frère adoptif se retrouver pour la mort de leur père. Ana présente des signes de fragilité et joue un jeu trouble avec son "faux" frère. On finit par en comprendre la raison. Bien que mariée depuis, elle a abandonné sa fille à la naissance en Israël. Le cinéaste file la métaphore de l'abandon d'Israël par la vieille Europe, qui regarde à distance l'état hébreu se débattre dans les méandres de son histoire. L'atmosphère est pesante (le chant de Barbara hendricks y contribue largement) et l'on commence à s'ennuyer.
Puis le film démarre véritablement avec le départ d'Ana et son frère pour Israël. Celui-ci l'abandonne rapidement pour s'occuper du désengagement de la bande de Gaza. Elle part à la recherche de sa fille, devenue institutrice dans une colonie. Elle la rencontre au moment même où les soldats arrivent pour évacuer les colons. Si les retrouvailles sont touchantes (très belle scène où les deux femmes ne peuvent s'étreindre à cause de la peinture bleue (couleurs d'Israël) qui macule les mains de la jeune fille), la scène d'évacuation vire assez rapidement dans un pathos sans doute réel mais qui vient se superposer à la détresse d'Ana qui va perdre sa fille dans la cohue à peine après l'avoir retrouvée.

Il est dommage que Gitaï joue un peu trop avec les symboles (la voiture du père, l'écharpe) et en oublie son film en route. Tout le monde n'est pas Kieslowski.
Si la prestation de Juliette Binoche est parfois inégale , l'ensemble constitue néanmoins une approche intéressante de la situation israélo-palestinienne qui a le mérite de nous donner à voir l'Histoire.

Le détail cinecritic / Une exposition dans la continuité du film au Musée d'histoire et d'art juif à Paris : les photos de Barry Frydlander dont certaines sont consacrées à la bande de Gaza.
par Le cinéphage publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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