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V. Herpe, intervenant cinéaste
L. Le Bail, étudiante vidéaste
E. Roudmanovitch, enseignante
H. Le Bail, cinéphage
D. Déjardin, enseignant

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Lundi 26 novembre 2007
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film américain de Ridley Scott avec Denzel Washington et Russel Crowe

Cash cash


Dans le New York des années 70, le chauffeur d'un caïd décide de prendre sa place à sa mort en montant un trafic d'héroïne entre le Vietnam et les Etats Unis. Un flic incorruptible cherche à le prendre dans ses filets...

Ridley Scott s'est visiblement intéressé à ce sujet qui pourtant pouvait assez vite sombrer dans le cliché du film noir. S'appuyant sur une reconstitution minutieuse (cf. l'incroyable scène d'ouverture dans un magasin de hifi de l'époque ou encore le combat Mohammed Ali vs. Frazier), il tisse la toile d'un scénario extrêmement construit dans lequel aucune scène n'est gratuite. La densité du jeu des acteurs est impressionnante (particulièrement chez Denzel Washington) et la mise en scène se met volontairement en retrait pour laisser dialoguer les personnages. La mise en parallèle du flic et du voyou est assez éclairante sur les motivations cachées de l'un et de l'autre et la volonté sociale de s'en sortir coûte que coûte dans une société où les dés sont pipés. En filigrane, on comprend le rôle joué par la drogue dans la guerre du Vietnam et la corruption de l'armée.
Une oeuvre majeure dans la filmographie du réalisateur de Blade Runner, Gladiator et
Alien.

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Accueil et présentation
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Samedi 24 novembre 2007
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film irlandais de John Carney

Il était une fois...la musique

Once.jpgUn musicien des rues rencontre une jeune immigrée, également chanteuse et musicienne. Elle accepte de collaborer pour l'aider à enregistrer son premier album.

Une tentative sympathique qui ne va pas révolutionner le film musical mais assez documentée sur le milieu (l'écoute du disque sur l'autoradio) et plutôt bien jouée (dans les deux sens du terme). La situation des protagonistes fonctionne en arrière-plan mais éclaire les chansons, notamment dans la belle scène où la chanteuse écoute les paroles qu'elle a composée en marchant dans les rues.
Le montage a tendance à privilégier la musique (une chanson toutes les dix minutes) et l'intrigue en souffre parfois mais au final l'émotion est au rendez-vous, notamment dans la scène finale, brillamment filmée.


Le détail cinéphage / Les deux acteurs sont musiciens professionnels. Si cela vous tente, la BO du film est sortie en CD.

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Accueil et présentation
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Samedi 17 novembre 2007
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film germano-turc de Fatih Akin avec Nurgül Yesilçav et Hanna Schygulla

Entrelacs

de-l-autre-cote.jpgUne prostituée accepte de partager la vie d'un homme âgé et alcoolique, d'origine turc comme elle. Un jour, il la frappe mortellement. Son fils, professeur d'université, décide de partir en Turquie pour retrouver la fille de cette femme.

Six personnages appartenant à deux générations et deux pays. Tel est le défi entrepris par le film du réalisateur de Crossing the bridge et Head-on, qui entremêle les destinées avec force retours en arrière et doubles scènes (comme chez Gus Van Sant). 
Si le procédé est un peu usé (les personnages se croisent sans se (re)connaître), il se dégage néanmoins du film une belle atmosphère. Hanna Schygulla est tout à fait remarquable dans le rôle de la mère d'une jeune fille à la recherche d'elle-même.
Le contexte politique, discrètement évoqué (mais on sent bien le poids d'une démocratie qui se cherche à travers les images d'archives et de manifestations) pèse ici moins que les trajectoires migratoires inabouties et les incompréhensions entre générations. Un film à voir.

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Accueil et présentation
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Mercredi 7 novembre 2007
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film anglo-canadien de David Cronenberg avec Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent Cassel et Jerzy Skolimowski

La violence sur la peau

eastern-promises-1.jpgUne jeune fille de 14 ans meurt en accouchant d'une petite fille. La sage-femme récupère son journal intime pour découvrir son identité.

Deuxième volet consacré à la violence de l'existence (après History of violence), les promesses de l'ombre se présente davantage comme un film de genre que le précédent. Ce qu'il gagne en efficacité et parfois en humour noir, il le perd sans doute en profondeur, avec le risque évident de sombrer parfois dans le cliché des méchants et si pittoresques mafieux russes. Pourtant Cronenberg parvient à dépasser l'obstacle en s'appuyant notamment sur une interprétation hors pair (intense Viggo Mortensen, lumineuse Naomi Watts, troubant Vincent Cassel) et des faux rythmes savamment dosés dans l'intrigue.

La mise en parallèle du journal intime et du tatouage à partir desquels on peut lire la vie (écriture sur la peau parchemin) est intéressante même si elle apparaît un peu comme un artefact. Elle rejoint les thèmes de prédilection du réalisateur d'Existenz, du Festin nu et de Crash : transformation de la chair, violence du monde, répétition du destin... Pour autant, le fim n'atteint pas la densité des opus précédents. 

Mention spéciale tout de même à la scène du hammam qui risque fort de devenir culte.
par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Accueil et présentation
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Mardi 6 novembre 2007
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film américain de Gus Van Sant
A l'ouest

Un adolescent passionné de skate tue par mégarde un agent de sécurité au cours d'une soirée. 

Désolé de livrer dans le résumé le coupable mais comme de toute façon on l'apprend au bout d'une demie-heure....Le reste du film se partage entre remémorations en flash-backs et scènes de la vie quotidienne d'un ado moyen. Notre héros semble légèrement coupé de la réalité et l'on peut se demander s'il est vraiment conscient de ce qui l'entoure. Son entourage se résume à quelques silhouettes évasives si l'on excepte sa girlfriend archétypale. De longs travellings esthétisants sont censés nous faire partager la passion de la glisse, hélas sans résultat probant.
On ressort forcément déçu et agacé par ce qui aurait dû se limiter à un court métrage.

par Lubna Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Accueil et présentation
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Samedi 3 novembre 2007

oscaretjulie.jpgLe magazine Sciences et Avenir se propose de répondre pour ses soixante ans à soixante grandes questions (le réchauffement climatique, la vie extraterrestre) qui nous taraudent. Au passage, il nous livre sa videothèque de science-fiction idéale avec une liste des 25 meilleurs films de tous les temps. Nous ne résistons pas à vous la livrer d'autant que notre film préféré de l'an dernier (Les fils de l'homme) y figure en bonne place. Notre regret : un seul film français (Farenheit 451), signe de la faiblesse de la production nationale dans ce domaine mais Alphaville et Eternal sunshine of the spotless mind ne figurent pas dans la liste... et tout de même un oubli de taille : Orange mécanique.

Métropolis de Fritz Lang, 1927
La Guerre des Mondes de Byron haskin, 1953
Farenheit 451 de François Truffaut, 1966
Le voyage fantastique de Richard Fleisher, 1966
La planète des singes de Franklin Shaffner, 1968
2001, L'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, 1968
Soleil vert de Richard fleisher, 1973
Mondwest de Michael Crichton, 1973
La guerre des étoiles de Georges Lucas, 1977
Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, 1977
Ces garçons qui venaient du Brésil de Franklin Shaffner, 1978
Superman de Richard Donner, 1978
Alien de Ridley Scott, 1979
Blade Runner de Ridley Scott, 1982
Tron de Steven Lisberger, 1982
Terminator de James Cameron, 1984
Brazil de Terry Gilliam, 1985
La mouche de david Cronenberg, 1986
Predator de John Mac Tiernan, 1987
Abyss de James Cameron, 1989
Jurassik Park de Steven Spielberg, 1993
Mars attacks de Tim Burton, 1996
Bienvenue à Gattaca d'Andrew Niccol, 1997
Existenz de David Cronenberg, 1999
Les fils de l'homme d'Alfonso Cuaron, 2006

On peut également consulter le site http://uk.rottentomatoes.com pour accéder au classement du top 100 selon nos confrères britanniques
par Le Bail publié dans : cinéma communauté : Accueil et présentation
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Jeudi 1 novembre 2007
Ressortie en version 3 D du chef d'oeuvre de Tim Burton et Henry Selick (que l'on a un peu tendance à oublier dans l'histoire alors qu'il a largement contribué à la dimension artistique du film). Etait-ce bien nécessaire ? Ce film a déjà ses afficionados, il a bercé toute une génération de Burtonophiles. Tim Burton a beau déclarer qu'il s'agit d'une véritable prouesse technique, que ça donne une nouvelle force au film, on peut y voir surtout une opération markéting au moment où Disney n'a pas de film d'animation à sortir. Pour mémoire, rappelons que l'étrange noël avait largement pâti à l'époque de sa sortie de la concurrence d'un certain... Roi Lion. 

Et puis, Jack Skellington n'est tout de même pas aussi effrayant en relief que l'étrange créature du lac noir...
par Le Bail publié dans : cinéma
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