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film français d'Olivier Marchal avec Daniel Auteuil, Olivia Bonamy, Catherine Marchal
Polar crépusculaire
Troisième film d'Olivier Marchal (après
Gangsters et 3
6, quai des Orfèvres), MR 73 serait-il la fin d'une trilogie consacrée à la lutte contre la criminalité, mais surtout
aux conflits, violents, entre policiers? Chez le réalisateur et ancien flic par ailleurs, les ripoux sont tout sauf sympathiques. On sent bien qu'il sait de quoi il parle.
Cadres très serrés sur les visages des protagonistes, où l'on lit, comme sur des cartes de géographie, les méandres et les dérives. Extérieurs au téléobjectif, on ne s'évade pas une seconde
sur les paysages marseillais, on reste concentré sur les personnages, toujours très tendus, sur les âmes, que la pluie ne parvient pas à laver de leur douleurs.
Daniel Auteuil, décidément excellent, incarne un policier torturé par sa vie,son passé, son métier, menant une quête désespérée.
Je ne livrerai rien d'autre sur ce crépuscule, qui n'est pas celui des dieux, mais celui des gens ordinaires confronté à des drames qui les dépassent.
A noter, la musique de Bruno Coulais (un peu forte, parfois) qui sert des images très travaillées.
Le détail cinecritic / MR 73 était un revolver fabriqué par Manurhin (le Colt à la française), d'où le "MR".
par Dominik Déjardin
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film américain des
frères Coen avec Javier Bardem et Tommy Lee Jones
Le mal pour le mal
Un soudeur tombe sans le vouloir sur une scène de crime, un "deal" qui a mal tourné. Il trouve l'argent de la drogue et décide de le garder
pour lui. Sa vie va vite devenir très compliquée.
Autant le dire tout de suite, le dernier film des frères Coen, plus ou moins bien inspirés ces derniers temps, est palpitant de bout en bout. On a rarement atteint une telle maîtrise au niveau de
la de la mise en scène et du jeu des acteurs (Javier Bardem et Tommy Lee Jones, impressionnants de présence). L'adaption du roman de Cormack Mac Carthy donne l'occasion aux réalisateurs de
Fargo et de Miller's crossing de se défaire de leurs tics scénaristiques. En restant concentrés sur l'essentiel, ils atteignent au sublime.
Ici la figure du mal est au-delà du réel, elle nous entraîne dans une dimension parallèle qui n'a pour logique que la vengeance absolue. La digression finale permet de donner toute sa dimension au
personnage du flic, témoin impuissant de la violence du monde.
Une réussite magistrale. A voir et à revoir d'urgence.
par JM Le Bail
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Depuis 1978, le festival international de films documentaires
Cinéma du Réel est un rendez-vous international de référence, où public et professionnels découvrent films
d’auteurs confirmés ou films de nouveaux talents, l’histoire du cinéma documentaire comme les propositions contemporaines. Sur les écrans du Centre Pompidou, mais aussi du Centre
Wallonie-Bruxelles, du cinéma MK2 Beaubourg, de l’Hotel de Ville de Paris et de plusieurs salles de la région Ile-de- France, le festival programme une centaine de films dans ses différentes
sections.
Programme complet sur
www.cinereel.org
par JM Le Bail
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Dans l'esprit du nouveau film de Michel Gondry "Soyez sympas, rembobinez" dans lequel deux gérants de vidéo-club décident de tourner avec les moyens du bord les remakes de
blockbusters, CINECRITIC vous propose d'aller voir du coté des Royal Donuts, deux hurluberlus qui n'hésitent pas à s'attaquer à des classiques tels qu'
Il faut sauver le soldat
Ryan,
Mulholland Drive ou
Fast and Furious.
Leurs vidéos sur
www.wat.tv/video/refais-ton-film-prefere-maison-2k14_8atd_.html (version courte) ou version
longue :
www.dailymotion.com/rated-week/tag/black/video/x4h94n_refais-ton-film-prefere-a-la-maison_fun
Nous, ça nous fait hurler de rire...
par Jean-Michel Le Bail
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Vidéo
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Film français de
Dany Boon avec
Kad Merad, Dany Boon
Légende du Nord...
Un chef de poste qui cherche à changer de poste sur la côte d'azur pour satisfaire sa femme est finalement muté dans le Nord à
Bergues.
Ne vous attendez pas à un chef d'oeuvre! Le film aux 5 millions d'entrée en une semaine est certes un phénomène du box-office hexagonal qui pulvérise Astérix 3 mais ne prétend pas pour autant
rivaliser avec les Monty Python ou plus modestement La vérité si je mens.
Une intrigue basique, un scénario plutôt bâclé mais un numéro d'acteurs sympathique. Voilà qui suffit à assurer le minimum comique. L'office du tourisme du Pas-de-Calais a bien bossé (ah ces
séquences de chars à voile...), Line Renaud est assez convaincante en mère abusive, Kad Merad fait de son mieux et Dany Boon est égal à lui-même en cherchant à se faire passer pour le nouveau
Bourvil (il y a encore du boulot...)
A la fin tout finit bien, et au passage, on a appris quelques expressions ch'tis, donc on n'a pas perdu notre temps, Hein, biloute ?
Le détail cinecritic / Pénélope Lemarchand semble partager notre avis plus que mitigé.
http://penelope-mon-cinema.over-blog.com/article-17635648.html
par Jean-Michel Le Bail
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Films d'animation
Salles obscures
L'inquiétude, l'angoisse et la
peur racontée en cinq courts métrages.
Des chiens enragés, une petite amie bizarre, une fillette hantée par un samouraï, un monstre des marais et une maison (presque) abandonnée (pour Le
voyage à Panama,, c'est la salle d'à côté). On ressort assez satisfait de ces courts-métrages, l'animation étant très réussie. Les personnages transmettent leurs angoisses au spectateur, qui a
l'impression de vivre ce qui leur arrive et retrouve ses peurs archaïques. Qu se cache-t-il derrière une simple porte, la forme des nuages, le motif d'un papier peint ? Vous le saurez en allant
voir ces courts métrages au graphisme très maîtrisé.
Le détail cinecritic / La voix off de Nicole Garcia est merveilleusement crispante.
par Esther Roudmanovitch / Héloïse Le Bail
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