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V. Herpe, intervenant cinéaste
L. Le Bail, étudiante vidéaste
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H. Le Bail, cinéphage
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Jeudi 12 avril 2007
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film français de Michel Spinosa avec Isabelle Carré et Gilbert Melki

Carré ne tourne pas rond

Après avoir tenté de se suicider, Anna, restauratice dans une bibliothèque, est rééduquée dans un hôpital où elle rencontre un médecin. Elle cherche à se persuader qu'il la désire et commence à la suivre, à l'espionner...

Filmer la folie n'est jamais simple et pour tout dire franchement casse gueule (cf. Le dernier des fous). Pour quelques chefs d'oeuvre (Vol au dessus d'un nid de coucous, Sweetie, Une femme sous influence...), combien de films prévisibles ou moralistes (Basic Instinct, Le corps de mon ennemi...). Le fou n'est finalement qu'une exacerbation de l'Autre, dans tout ce qu'il représente de différent voire de dangereux. Mais pour qu'il reste quelque chose de cinématographique, il faut laisser une chance au personnage ou alors que d'autres s'embarquent dans sa folie. C'était le cas pour une certaine Adèle H. (tiens ! comme Anna M.) de Fraçois Truffaut

Mais Michel Spinosa, fin tacticien, ne choisit jamais vraiment entre ces deux options. Le médecin victime de l'érotomane ne présente pas la moindre faille et refuse de rentrer dans le jeu de celle qu'il décrit dès le départ comme "une malade". L'amie d'Anna reste le seul support, le seul étayage d'une société qui rejette parce qu'elle ne peut le contrôler socialement l'amour braque, l'amour à mort. Plutôt discret au début du film, le personnage devient d'ailleurs de plus en plus présent jusqu'à la scène finale, aussi inutilement élégiaque qu'ambigüe (où est passé l'enfant ?). La manie amoureuse pourra-t-elle être sublimée en amour maternel? Rien n'est moins sûr...en ces temps de mères infanticides.

Reste l'interprétation d'Isabelle Carré, qu'on aura préféré dans le registre de l'instabilité dans Se souvenir des belles choses mais qui porte la lourdeur du film de bout en bout avec sa grâce et sa fragilité habituelles.

 

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic
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Samedi 31 mars 2007

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film norvégien de Jens Lien avec Trond Fausa Aurvaag, Petronella Barker

Orwell of life

Un homme seul est accueilli à sa descente de car par un inconnu qui l'emmène dans une grande ville. On lui donne un appartement et un travail de comptable dans un bureau. Au bout de quelque temps, il se lie avec ses collègues qui semblent se passionner essentiellement pour la décoration d'intérieur. Il rencontre une femme puis la quitte pour une autre. Dans les toillettes d'une boîte de nuit, il croise un homme qui se plaint de ne plus rien ressentir. Curieusement, le monde dans lequel il évolue semble lisse et les gens sans sentiment.

Conte fantastique et social, fable sur les dérives du post-modernisme, le film de Jens Lien est un peu un ovni cinématographique. Non dénué d'humour, le propos est amer et renvoie l'image d'un mode déshumanisé dans lequel la consommation a remplacé l'affect. Ici, on ne se sent pas vivre, on ne ressent aucun plaisir, mais on ne peut pas non plus mourir.

Le traitement  cinématographique distancié est parfaitement adapté au sujet et on retrouve une certaine "touche nordique" qui n'est pas sans rappeler le mutisme des personnages d'Aki Kaurismaki.

Ce film a obtenu le grand prix du film fantastique de Gérardmer.

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic
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Lundi 19 mars 2007
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film américain de Kevin Macdonald avec Forest Whitaker (oscar du meilleur acteur) et Gillian Anderson

Le "dictatueur"

Destiné à une carrière trop prévisible de médecin de ville, le jeune Nicholas Garrigan décide de partir en Ouganda sur un coup de tête. Affecté dans un dispensaire, il croise le chemin du futur président, le général Idi Amin. Ce dernier se prend d'amitié pour lui et lui demande de devenir son médecin personnel et son conseiller. Pris dans le tourbillon d'un pays livré à l'arbitraire et à l'influence des puissances étrangères, Nicholas ne va pas tarder à déchanter.

Servi par un montage acéré et une distribution parfaite (Forest Whitaker EST Idi Amin), le film de Kevin Macdonald est la version réussie de ce qu'aurait pu être Lord of war. Bien documenté, le récit suit les années d'errance d'un régime qui a voulu surmonter l'injustice pour finalement sombrer dans la barbarie. On n'échappe pas toujours à quelques clichés sur la culture africaine et certaines scènes sont inutilement insoutenables (interdit aux moins de douze ans).

Le propos est en tout cas d'actualité et assez éclairant en ces années de famines au Darfour et de massacres entre Tutsis et Hutus. Finalement, rien n'a changé, si ce n'est le sida en plus...

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic
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Jeudi 15 mars 2007
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film d'André Téchiné avec Emmanuelle Béart, Michel Blanc, Sami Bouajila

Si la vie m'était comptée...

Adrien, un homosexuel entre deux âges fait la connaissance d'un jeune homme fraîchement débarqué à Paris. Il l'emmène passer des vacances chez son amie, écrivain pour enfants. Celle-ci, récemment devenue mère, cherche à retrouver l'inspiration perdue. Son compagnon, inspecteur à la PJ, tombe sous le charme du jeune homme dont est épris Adrien.

Chronique des années sida, le film de Téchiné hésite sans vraiment choisir entre journal intime et reconstitution historique. Les images d'actualité ne servent pas vraiment le propos et le militantisme d'Adrien semble un peu plaqué sur le personnage dont Téchiné reconnaît qu'il est en partie autobiographique. En contretype, c'est le personnage de mère paumée interprété par Emmanuelle Béart qui retient le plus l'attention, même si les autres acteurs ne déméritent pas.

Il est dommage que le propos du réalisateur de "J'embrasse pas" sonne parfois un peu daté (le monde des homos vs celui des hétéros). Le moralisme latent du film ou l'abus de symbolisme (le rouge des décors et des lettrages) ne contribuent pas à alléger un film qu'il est difficile de ne pas comparer avec le provocateur mais lumineux Les nuits fauves, de Cyril Collard.

Un film nécessaire néanmoins. 

Remarque de cinéphage : l'affiche est rigoureusement la même que celle de Closer (entre adultes consentants).

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic
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Samedi 3 mars 2007
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film américain de Bill Condon avec Jamie Foxx, Eddie Murphy, Jennifer Huston et Beyonce Knowles

Motown monotone

Les dreamettes, trio féminin soul dirigé par une soliste de talent (campée par Jennifer Huston) décident un jour de participer à un concours de musique black. Débute alors leur formidable ascension, d'abord choriste, puis soliste, l'une finit par connaitre la gloire tandis que l'autre plonge dans l'anonymat...

"Dreamgirls" est un film musical. C'est le cas de le dire. Ca crie, ça chantonne, ça hurle, ça fredonne le tout pendant deux heures ; c'est vous décrire l'état de mes tympans à la sortie de la salle...Et si le film génère chez le spectateur une agnosie auditive prolongée il provoque également une  profonde déception. On a tout simplement l'impression d'avoir assisté à un mauvais docu-fiction sur les années motown. Les numéros de succèdent avec une telle frénésie que le récit n'occupe qu'une place secondaire. Le scénario en lui même est réduit à une gentille fable morale sur les dérives du show bussiness-sujet ô combien revisité- et se complait dans des scènettes larmoyantes et kitchissimes...Coté casting on s'amuse de voir Beyoncé, réléguée à un second rôle transparent. Quant à Jennifer Huston, elle sépuise inutilement en exercices vocaux et en lamentations gospéliques.

Enfin on s'étonne devant l'absence de concordance avec le réel du projet. Difficile en effet de distinguer l'influence de l'histoire dans ce film qui, bien que s'inspirant des années motown, ne fait  que pasticher lamentablement les succès de l'époque.

par lubna Le Bail publié dans : cinecritic
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Jeudi 1 mars 2007
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film danois de Lars von Trier avec Jens Albinus et Jean-Marc Barr

Le dir-acteur

Un patron d'entreprise lâche n'ose pas avouer à ses collègues qu'il est leur directeur et se fait passer pour son adjoint. A la veille de vendre son entreprise à un groupe islandais, il engage un acteur pour tenir son rôle. Mais ce dernier, adepte d'un jeu radical, va prendre les choses plus au sérieux qu'il n'y paraît.

Sorte de parenthèse dans sa trilogie américaine (Dogville, Mandalay), le Direktor retrouve la veine et l'acteur principal des Idiots avec lequel il partage un sens aigu de la subversion. Fable jubilatoire sur l'entreprise, le dernier film de l'auteur de Breaking the waves est en réalité extrêmement maîtrisé (trop ?) et ce malgré l'artefact dogmatique de l'automation (procédé de prise de vue et de montage géré par ordinateur) qui crée un certain trouble dans la succession des plans.

Il était évident que le monde du capitalisme allait un jour rencontrer l'imaginaire du danois (c'était déjà le cas dans Dancers in the dark, mais sur un mode mineur), qui aime par dessus tout voir s'affronter les points de vue moraux. Où l'on découvre - ce que l'on savait déjà - que la vie est un théâtre où certains cherchent avant tout à avoir le beau rôle.

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic
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Mardi 27 février 2007
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film français de Laurent Tirard avec Romain Duris, Fabrice Lucchini, Edouard Baer, Ludivine Sagnier, Laura Morante

Molière peu inspiré

Mais qu'a pu bien faire Molière durant ses onze années de tournée dans les campagnes perdues de France! A partir de cette question lancinante, Laurent Tirard construit son récit en imaginant que le tragédien raté qu'était Jean-Baptiste se retrouve par un malencontreux hasard chez un bourgeois ingrat aux prétentions de gentilhomme, vous l'aurez reconnu Fabrice Lucchini alias M. Jourdain. Mais comme si cela ne suffisait pas, s'entrecroisent également une brochette de personnages haut en couleurs, de la précieuse à l'arriviste, qui sont censés nourrir l'inspiration de l'auteur futur du Malade imaginaire.

Ici, le malade semble plutôt être le film lui même, noyé par une avalanche de stéréotypes qui le confinerait plutôt, ne serait-ce son budget, à la catégorie des téléfilms de prestige. Malgré les efforts louables de Romain Duris et de Fabrice Lucchini, le film ne survit pas à un scénario trop prévisible, laissant le spectateur décu, sceptique et presque misanthrope.

par Lubna Le Bail publié dans : cinecritic
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Dimanche 18 février 2007
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Film français d'Olivier Dahan avec Marion Cotillard, Sylvie Testud, Jean-Paul Rouve, Pascal Greggory, Gérard Depardieu, Clotilde Courau

La môme Cotillard

Eh ben en v'la du biopic à la française, et du beau, c'est moi qui te l'dit. Va pas croire que j'fais l'article, mais la môme Cotillard, c'est sur qu'elle a fait du trimard depuis l'Taxi. Bon alors t'accouche ? Minute Papillon, y'a pas l'feu au lac...

Bon alors voilà c'est l'histoire d'une pauv'môm qu'habite à Belleville et sa mère, elle se crève la santé à beugler dans les rues. Comme elle veut être une vedette, elle abandonne la petiote Edith à sa propre mère jusqu'à ce que son paternel revienne de la guerre et la reprenne avec lui pour finalement la laisser à sa propre mère à lui, tenancière d'un boxon. Jusque là tu m'suis ? Son père finit par venir la rechercher et y la trimballe dans un cirque vu qu'il est contorsionniste. Un jour la môme elle chante la Marseillaise pour les passants et tout le monde lui jette de l'oseille tellement c'est beau. Après elle grandit et elle rencontre Momone avec qui elle a comme qui dirait des amours coupables. Enfin moi ça m'regarde pas. Toujours est y qu'un certain monsieur de la haute la remarque et la fait chanter dans son rade. Elle devient comme qui dirait une star. Mais c'est que le début de l'histoire qu'est vachement longue, après elle rencontre le beau Marcel dont elle tombre raide dingue...Oh et puis d'abord t'as qu'à aller voir le film si tu veux tout savoir. Même que la môme Cotillard elle joue drôlement bien avec l'accent parigot. J'suis pas sûr que les amerloques y z'arriveront à faire passer ça au doublage. Ben ouais parce que le film il va sortir là bas aussi, et à mon avis ils vont en avoir plein les mirettes. ...Allez viens, on va s'en jeter un p'tit pour fêter ça.

www.tfmdistribution.com/lamome/lamome.htm

(à signaler un dossier pédagogique à télécharger)

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic
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Samedi 17 février 2007
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Années Stasi

On m’aurait dit d’aller voir toutes affaires cessantes un film sur l’ex-Allemagne de l’Est et sa Stasi, j’avoue que j’aurais eu quelques réticences. Avec un sujet pareil et après la comédie très réussie Good Bye Lenin pourquoi encore un film de fiction « sérieux » sur une histoire d’hommes qui détruisent d’autres hommes.Or j’avais tort !

 

Non seulement ce film, presque un documentaire par ailleurs, en ce qui concerne les ambiances de rues, de bars glauques et autres lieux où se croisent les charmants habitants d’une bien belle ville, d’un bien beau pays !, est une leçon de cinéma mais surtout ce n’est en rien démonstratif ni didactique et encore moins moralisateur.Cela fonctionne parfaitement.

On se dit rétrospectivement qu’avec un tel scénario abouti, un casting aussi intelligent, des bons et des très mauvais sentiments en veux-tu en voilà, une déco pareille, avec en prime une intrigue quasi policière, nous ne pouvions qu’être captivés par cette histoire.

Voilà un premier film qui aura intérêt, pour les spectateurs que nous sommes, à être passé en boucle dans les écoles de cinéma et sans, hélas et bizarrement, que cela n’augure de l’augmentation du nombre des futurs très bons films qui nous attendent !

Cette histoire de métamorphose des sentiments d’un homme payé par l’état pour violer et détruire la vie de suspects potentiels et forcément subversifs (aux yeux du régime de l’époque) est captivante et totalement inattendue. En général, lorsque l’on va voir un film on souhaite secrètement que nos repères pour définir le bien et le mal ne soient pas trop chamboulés mais là, attendez-vous à être un peu décoiffés !

Les « méchants » du début se transforment et nous laissent pantois après une telle renaissance. Quand aux autres, les hommes ou femmes supposés libres, artistes engagés, respectueux de ceux qui les entourent et prêts à mourir pour un idéal plutôt que de subir, ils ne seront pas tous à l’arrivée dans le même état d’esprit.

Entre temps nous aurons vu l’art, l’amour et pas mal d'humanisme au travail ce qui réconcilie vraiment avec le genre humain. Un film indispensable.

 

par Vincent Herpe publié dans : cinecritic
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Dimanche 11 février 2007
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film américain de David Lynch avec Laura dern, Jérémy Irons, Justin Théroux, Harry Dean Stanton

L'oeil de Lynch

Engagée pour un nouveau rôle, l'actrice Nikki Grace ne tarde pas à découvrir que le film qu'elle tourne est en réalité un projet maudit, remake d'un projet inabouti du fait de la mort des deux acteurs principaux. Elle reçoit la visite d'une femme qui se dit hypnotisée et dont le ventre est transpercé par un tournevis.

On pourrait penser que le nouveau film de David Lynch est lui-même un remake ou plutôt une suite de Mulholland drive. Mais en voulant multiplier les casquettes (scénariste, réalisateur, cadreur et ingénieur du son), e cinéaste se laisse déborder par la technique et nous livre un fim ennuyeux, à défaut d'être énigmatique. Les grimaces de Laura Dern n'y peuvent rien, l'alchimie ne prend pas et les "trucs" de réalisation apparaissent dans tout leur artifice. Ce qui se voulait une réflexion inspirée sur les figures de mal devient un exercice de style pénible et flou. Reste la façon inimitable qu'a Lynch de filmer des intérieurs, dans lequel le moindre canapé devient source d'angoisse. Mais c'est un peu faible pour justifier trois heures.

Pour prolonger l'expérience visuelle, les cinéphages parisiens peuvent aller admirer les toiles gigantesques, les photographies, les serviettes en papier et les décors en carton pâte du maître à la fondation Cartier.(exposition David Lynch)

 

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic
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