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film irlandais de
John Carney
Il était une fois...la musique
Un musicien des rues rencontre une jeune
immigrée, également chanteuse et musicienne. Elle accepte de collaborer pour l'aider à enregistrer son premier album.
Une tentative sympathique qui ne va pas révolutionner le film musical mais assez documentée sur le milieu (l'écoute du disque sur l'autoradio) et plutôt bien jouée (dans les deux sens du
terme). La situation des protagonistes fonctionne en arrière-plan mais éclaire les chansons, notamment dans la belle scène où la chanteuse écoute les paroles qu'elle a composée en marchant
dans les rues.
Le montage a tendance à privilégier la musique (une chanson toutes les dix minutes) et l'intrigue en souffre parfois mais au final l'émotion est au rendez-vous, notamment dans la scène finale,
brillamment filmée.
Le détail cinéphage / Les deux acteurs sont musiciens professionnels. Si cela vous tente, la BO du film est sortie en CD.
par Jean-Michel Le Bail
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film germano-turc de
Fatih Akin avec
Nurgül Yesilçav et
Hanna Schygulla
Entrelacs
Une prostituée accepte
de partager la vie d'un homme âgé et alcoolique, d'origine turc comme elle. Un jour, il la frappe mortellement. Son fils, professeur d'université, décide de partir en Turquie pour
retrouver la fille de cette femme.
Six personnages appartenant à deux générations et deux pays. Tel est le défi entrepris par le film du réalisateur de Crossing the bridge et
Head-on, qui entremêle les destinées avec force retours en arrière et doubles scènes (comme chez Gus Van Sant).
Si le procédé est un peu usé (les personnages se croisent sans se (re)connaître), il se dégage néanmoins du film une belle atmosphère. Hanna Schygulla est tout à fait remarquable dans le rôle de
la mère d'une jeune fille à la recherche d'elle-même.
Le contexte politique, discrètement évoqué (mais on sent bien le poids d'une démocratie qui se cherche à travers les images d'archives et de manifestations) pèse ici moins que les
trajectoires migratoires inabouties et les incompréhensions entre générations. Un film à voir.
par Jean-Michel Le Bail
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film américain de
Gus Van Sant
A l'ouest
Un adolescent passionné de skate tue par mégarde un agent de sécurité au cours d'une soirée.
Désolé de livrer dans le résumé le coupable mais comme de toute façon on l'apprend au bout d'une demie-heure....Le reste du film se partage entre remémorations en flash-backs et scènes
de la vie quotidienne d'un ado moyen. Notre héros semble légèrement coupé de la réalité et l'on peut se demander s'il est vraiment conscient de ce qui l'entoure. Son entourage se résume
à quelques silhouettes évasives si l'on excepte sa girlfriend archétypale. De longs travellings esthétisants sont censés nous faire partager la passion de la glisse, hélas sans résultat
probant.
On ressort forcément déçu et agacé par ce qui aurait dû se limiter à un court métrage.
par Lubna Le Bail
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Le magazine Sciences et Avenir se propose de répondre pour ses
soixante ans à soixante grandes questions (le réchauffement climatique, la vie extraterrestre) qui nous taraudent. Au passage, il nous livre sa videothèque de science-fiction idéale avec une
liste des 25 meilleurs films de tous les temps. Nous ne résistons pas à vous la livrer d'autant que notre film préféré de l'an dernier (Les fils de l'homme) y figure en bonne place.
Notre regret : un seul film français (Farenheit 451), signe de la faiblesse de la production nationale dans ce domaine mais Alphaville et Eternal sunshine of the spotless
mind ne figurent pas dans la liste... et tout de même un oubli de taille : Orange mécanique.
Métropolis de Fritz Lang, 1927
La Guerre des Mondes de Byron haskin, 1953
Farenheit 451 de François Truffaut, 1966
Le voyage fantastique de Richard Fleisher, 1966
La planète des singes de Franklin Shaffner, 1968
2001, L'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, 1968
Soleil vert de Richard fleisher, 1973
Mondwest de Michael Crichton, 1973
La guerre des étoiles de Georges Lucas, 1977
Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, 1977
Ces garçons qui venaient du Brésil de Franklin Shaffner, 1978
Superman de Richard Donner, 1978
Alien de Ridley Scott, 1979
Blade Runner de Ridley Scott, 1982
Tron de Steven Lisberger, 1982
Terminator de James Cameron, 1984
Brazil de Terry Gilliam, 1985
La mouche de david Cronenberg, 1986
Predator de John Mac Tiernan, 1987
Abyss de James Cameron, 1989
Jurassik Park de Steven Spielberg, 1993
Mars attacks de Tim Burton, 1996
Bienvenue à Gattaca d'Andrew Niccol, 1997
Existenz de David Cronenberg, 1999
Les fils de l'homme d'Alfonso Cuaron, 2006
On peut également consulter le site
http://uk.rottentomatoes.com pour accéder au classement du top 100 selon nos
confrères britanniques
par Le Bail
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Ressortie en version 3 D du chef d'oeuvre de Tim Burton et Henry Selick (que l'on a un peu tendance
à oublier dans l'histoire alors qu'il a largement contribué à la dimension artistique du film). Etait-ce bien nécessaire ? Ce film a déjà ses afficionados, il a bercé toute une génération de
Burtonophiles. Tim Burton a beau déclarer qu'il s'agit d'une véritable prouesse technique, que ça donne une nouvelle force au film, on peut y voir surtout une opération markéting au moment où
Disney n'a pas de film d'animation à sortir. Pour mémoire, rappelons que
l'étrange noël avait largement pâti à l'époque de sa sortie de la concurrence d'un certain...
Roi Lion.
Et puis, Jack Skellington n'est tout de même pas aussi effrayant en relief que l'étrange créature du lac noir...
par Le Bail
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film britannique de
Shane Meadows avec
Thomas Turgoose
Recherche père désespérément
Angleterre, 1983. Après la mort de son
père à la guerre des Malouines, Shawn, 12 ans et sa mère s'installent dans une petite ville ouvrière, laminée par le chômage. Là, il rencontre un groupe de jeunes "skins" qui le recueillent au sein
de leur bande. Shawn découvre le mouvement skinhead, sa musique, ses vêtements, ses coutumes jusqu'à ce qu'un ex-taulard tente de rallier la petite bande à la cause du National Front...
Le film dresse un portrait très juste de la jeunesse des années Thatcher et de la scission entre "apolitiques" et "patriotes". Pour les copains de Shawn, le mouvement skin correspond davantage à un
style vestimentaire qu'à une posture idéologique. Le réalisateur parvient à dépeindre avec justesse le malaise du jeune garçon, à la recherche désespérée d'un père de
substitution.
La mise en scène, appuyée par de simages d'archive, reste sobre, même si la B.O. se révèle assez décevante documentairement parlant. A noter également la performance de l'acteur Thomas
Turgoose qui joue Shawn, un talent prometteur à suivre.
par Lubna Le Bail
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de Wang Quanan
Dépaysement garanti avec ce très beau film qui se déroule principalement dans les steppes de Mongolie.
Dés les premiers plans on plonge littéralement dans un monde où la nature est un des personnages de cette histoire et quelle nature, c’est réellement beau à couper le
souffle et filmé à « un rythme de dromadaire », je veux dire que cela en rappelle la nonchalance, la grâce et presque la sérénité (une sorte de force tranquille !).
Cette nature qui en impose, qui est même souvent hostile mais qui peut finalement récompenser l’homme lorsque celui-ci la sollicite avec obstination pour se procurer
de l’eau, du bois, de l’herbe, de la terre voir du pétrole…Les autres personnages, humains cette fois, sont eux aussi peu bavards mais ont un potentiel
d’adaptation hors du commun, en particulier l’héroïne autour de laquelle gravite un certain nombre d’hommes dont son mari actuel et tous ceux qui prétendent à le remplacer.
Tuya donc est à la recherche d’un nouveau mari pour pallier au handicap du père (blessé et en partie paralysé lors du creusement d’un puits) de ses deux jeunes
enfants (scène mémorable entre le fils et la mère où il est question de traitrise...). Ce couple très ancré dans le réel (mais comment faire
autrement ?) exige du prochain mari qu’il cohabite avec le précédent au sein de cette nouvelle famille élargie. Paradoxalement les prétendants se
bousculent et le mot est faible. Pour autant on est à cent mille lieux du théâtre de boulevard.
Quelle subtilité, quelle finesse et quelle force de caractère caractérisent tous ces personnages.
Certes comme souvent les hommes ont leurs moments de faiblesse (ça picole sec dans les steppes du nord et après il arrive que l’on fasse des bêtises…mais on le
regrette bien vite et c’est finalement le plus important, on peut passer à autre chose et continuer dignement le combat) mais il n’est pas question de laisser qui que se soit sur le bord de la
route.
Dignité, solidarité dans l’adversité, générosité, tolérance sont ici présents en permanence et on est très heureux d’avoir été, ne serait-ce que le temps d’un film
magnifique, le témoin de mariage(s) de la belle Tuya.
par Vincent Herpe
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