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V. Herpe, intervenant cinéaste
L. Le Bail, étudiante vidéaste
E. Roudmanovitch, enseignante
H. Le Bail, cinéphage
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Mercredi 5 mars 2008
Dans l'esprit  du nouveau film de Michel Gondry "Soyez sympas, rembobinez" dans lequel deux gérants de vidéo-club  décident de tourner avec les moyens du bord les remakes de blockbusters,  CINECRITIC vous  propose d'aller voir du coté des Royal Donuts, deux hurluberlus qui  n'hésitent pas à s'attaquer à des classiques tels qu'Il faut sauver le soldat Ryan, Mulholland Drive ou Fast and Furious.
Leurs vidéos sur www.wat.tv/video/refais-ton-film-prefere-maison-2k14_8atd_.html (version courte) ou version longue : www.dailymotion.com/rated-week/tag/black/video/x4h94n_refais-ton-film-prefere-a-la-maison_fun

Nous, ça nous fait hurler de rire... 
par Jean-Michel Le Bail publié dans : Vidéo communauté : Ciné DVD
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Mercredi 5 mars 2008
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Film français de Dany Boon avec Kad Merad, Dany Boon
Légende du Nord...

Un chef de poste qui cherche à changer de poste sur la côte d'azur pour satisfaire sa femme est finalement muté dans le Nord à Bergues.

Ne vous attendez pas à un chef d'oeuvre! Le film aux 5 millions d'entrée en une semaine est certes un phénomène du box-office hexagonal qui pulvérise Astérix 3 mais ne prétend pas pour autant rivaliser avec les Monty Python ou plus modestement La vérité si je mens.
Une intrigue basique, un scénario plutôt bâclé mais un numéro d'acteurs sympathique. Voilà qui suffit à assurer le minimum comique. L'office du tourisme du Pas-de-Calais a bien bossé (ah ces séquences de chars à voile...), Line Renaud est assez convaincante en mère abusive, Kad Merad fait de son mieux et Dany Boon est égal à lui-même en cherchant à se faire passer pour le nouveau Bourvil (il y a encore du boulot...)
A la fin tout finit bien, et au passage, on a appris quelques expressions ch'tis, donc on n'a pas perdu notre temps, Hein, biloute ?

Le détail cinecritic / Pénélope Lemarchand semble partager notre avis plus que mitigé. http://penelope-mon-cinema.over-blog.com/article-17635648.html



par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Dimanche 2 mars 2008
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Films d'animation

Salles obscures

peur-du-noir.jpg L'inquiétude, l'angoisse et la peur racontée en cinq courts métrages.

Des chiens enragés, une petite amie bizarre, une fillette hantée par un samouraï, un monstre des marais et une maison (presque) abandonnée (pour Le voyage à Panama,, c'est la salle d'à côté). On ressort assez satisfait de ces courts-métrages, l'animation étant très réussie. Les personnages transmettent leurs angoisses au spectateur, qui a l'impression de vivre ce qui leur arrive et retrouve ses peurs archaïques. Qu se cache-t-il derrière une simple porte, la forme des nuages, le motif d'un papier peint ? Vous le saurez en allant voir ces courts métrages au graphisme très maîtrisé.

Le détail cinecritic / La voix off de Nicole Garcia est merveilleusement crispante.
par Esther Roudmanovitch / Héloïse Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Vendredi 29 février 2008
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film américain de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day Lewis, Paul Dano
Oscar du meilleur film, du meilleur acteur


Ni Dieu ni être

A l'époque de la ruée vers le pétrole, Daniel Plainview, homme d'affaires peu scrupuleux rachète des terres à des petits propriétaires calforniens pour en exploiter le sous-sol. Il trouve sur sa route un faux prophète.

Très annoncé, très attendu, précédé d'une réputation flatteuse, le nouveau film du réalisateur du surestimé Magnolia et du sous-estimé Punch-drunk love se risque à l'adaptation d'un classique d'Upton Sinclair, "Oil". Pour éviter de tomber dans le piège de la reconstitution historique, l'intrigue reste centrée sur les rapports tendus entre les trois personnages principaux et soutenue par une musique contemporaine décalée (qui s'inspire un peu de Gyorgi Ligeti)*. L'interprétation est de grande qualité - même si Day Lewis a tendance à surjouer - et le début du film absolument captivant. Pourtant curieusement, quelque chose ne prend pas.
Est-ce à dire que le roman est inadaptable ? En tout cas la référence archi appuyée au combat entre Caïn et Abel finit par être un peu encombrante - même pour un film américain - et la scène finale ne permet pas de répondre aux questionnements légitimes du spectateur concernant non seulement le héros mais aussi les frères jumeaux Paul et Eli Sunday, deux faces d'un même désir de trahir sa condition. De ce point de vue, le meilleur moment est sans doute celui durant lequel Plainview, en clair obscur, livre au grand jour sa totale incapacité à "être" parmi les hommes ("je hais la plupart des gens").
Au total, une oeuvre intense, palpitante, qui cherche à retrouver les fondements d'une société américaine partagée entre la recherche du salut et du profit, mais qui aurait peut-être gagné à donner plus de densité aux personnages secondaires.

*Le détail cinecritc / la musique du film est signée Jonny Greenwood, du groupe Radiohead.

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Lundi 25 février 2008
undefinedMarion Cotillard a reçu cette nuit l'oscar de la meilleure actrice pour sa prestation dans le film d'Olivier Dahan  "La môme".
C'est la première fois depuis 1960 (Simone Signoret) qu'une actrice française obtient ce prix. Voilà qui devrait contribuer à booster une carrière déjà bien entamée outre-atlantique (après un joli rôle dans Big fish de Tim Burton). Le film a également reçu l'oscar du meilleur maquillage. Par ailleurs un court métrage français a également été récompensé (Le Mozart des Pickpockets).

C'est No country for old men qui s'est taillé la part du lion avec notamment les oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur. Et rien pour Into the wild. Quel scandale.

Oscars : Les Résultats

Voici donc les résultats complets des Oscars 2008 :

Meilleur film
No Country for Old Men

Meilleur réalisateur
Ethan Coen, Joel Coen (No Country for Old Men)

Meilleur acteur
Daniel Day-Lewis (There Will Be Blood)

Meilleure actrice

Marion Cotillard (La Môme)

Meilleur acteur dans un second rôle
Javier Bardem (No Country for Old Men)

Meilleure actrice dans un second rôle
Tilda Swinton (Michael Clayton)

Meilleur scénario original
Juno (Diablo Cody)

Meilleur scénario adapté
No Country for Old Men (Joel Coen, Ethan Coen)

Meilleure photographie
There Will Be Blood (Robert Elswit)

Meilleurs décors
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street (Dante Ferretti)

Meilleurs costumes
Elizabeth : l'âge d'or (Alexandra Byrne)

Meilleurs maquillages

La Môme (Didier Lavergne, Loulia Sheppard)

Meilleur son
La Vengeance dans la peau (Dave Parker (II), Scott Millan, Kirk Francis)

Meilleur montage
La Vengeance dans la peau (Christopher Rouse)

Meilleur montage sonore
La Vengeance dans la peau (Karen Baker Landers, Per Hallberg)

Meilleurs effets visuels
A la croisée des mondes : la boussole d'or (Bill Westenhofer, Ben Morris (II), Susan McLeod, Michael L. Fink)

Meilleure chanson
Once (Markéta Irglová, Glen Hansard)

Meilleure musique
Reviens-Moi (Dario Marianelli)

Meilleur film d'animation
Ratatouille

Meilleur film documentaire
Taxi to the Dark Side

Meilleur film étranger
Les Faussaires

Meilleur court métrage

Le Mozart des pickpockets

Meilleur court métrage d'animation
Peter and the Wolf

Meilleur court métrage documentaire
Freeheld

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinéma communauté : Ciné DVD
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Samedi 23 février 2008
undefinedTriomphe pour "La graine et le mulet" d'Abdelatif Kechiche (déjà récompensé il y a deux ans pour L'esquive), qui emporte les trophées les plus convoités (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur espoir féminin).
"La môme" peut se consoler avec le césar de la meilleure actrice attribué sans surprise à Marion Cotillard, Mathieu Amalric recevant celui du meilleur acteur pour "Le scaphandre et le Papillon".
Deux Césars également pour "Persépolis" (meilleur premier film et meilleure adaptation).





- Meilleur film
La Graine et le mulet 
 
(voir notre critique http://cinecritic.over-blog.com/article-14913470.html)

  - Meilleur réalisateur
Abdellatif Kechiche (La Graine et le mulet http://cinecritic.over-blog.com/article-14913470.html)

- Meilleure actrice

Marion Cotillard (La Môme http://cinecritic.over-blog.com/article-5696686.html)

 - Meilleur acteur

Mathieu Amalric (Le Scaphandre et le papillon

 - Meilleur second rôle féminin

Julie Depardieu (Un secret)

- Meilleur second rôle masculin

Sami Bouajila (Les Témoins http://cinecritic.over-blog.com/article-6025920.html)

- Meilleur espoir masculin

Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)

- Meilleur espoir féminin

Hafsia Herzi (La Graine et le mulet http://cinecritic.over-blog.com/article-14913470.html)

 - Meilleur Scénario original

La Graine et le mulet http://cinecritic.over-blog.com/article-14913470.html---

 - Meilleure adaptation 

Persépolis (voir notre critique)

- Meilleur premier film

Persépolis 

- Meilleur film étranger

La Vie des autres (voir notre critique http://cinecritic.over-blog.com/article-5680241.html)

- Meilleur documentaire

L'Avocat de la terreur

 

par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinéma communauté : Accueil et présentation
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Jeudi 21 février 2008
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film américain de Brian de Palma avec Kel O'Neill, Ty Jones

Guerre, mensonges et vidéos

Une garnison américaine censée défendre un barrage est victime d'un attentat. Certains soldats décident de se venger sur les habitants. 

A partir d'un sujet devenu très polémique pour les américains (l'implication des troupes dans le conflit en Irak), Brian de Palma s'engage dans une entreprise louable de déconstruction cinématographique, proche des tentatives télévisuelles de docu-fiction. Utilisant le procédé du film amateur retrouvé (cf. Blair Witch), des images de caméra de surveillance (cf. Atom Egoyan), des témoignages de proches (cf. 2001, l'odyssée de l'espace), des films (faussement) documentaires, il nous propose autant de regards fragmentés sur le même sujet répulsif - le viol et le meurtre d'une jeune fille innocente en réprésaille d'un attentat subi. En suivant les pérégrinations de ces êtres trop banals confrontés à une situation exceptionnelle, on pense immédiatement (et la musique inappropriée de Barry Lyndon nous y aide) à Full Metal Jacket (Kubrick, décidément, comme modèle insurpassable). Mais là, pas vraiment de surprise, les ordures s'avèrent être de véritables salauds, et les mecs bien de misérables lâches. Autrement dit, la guerre serait moins une machine à broyer les consciences qu'un révélateur de la noirceur humaine. 
On peut ne pas adhérer au propos ou trouver l'exercice légèrement pesant (voire didactique, voire déplacé), mais on comprend la colère légitime d'un américain vivant en France et voyant son pays s'enfoncer dans un conflit sans but et sans fin. 
Ceci dit, cela fait un moment que Brian peine à retrouver ce qui faisait son style (Phantom of the Paradise, Blow out), mélange de baroque, d'académisme et de mauvais goût. La question qui continue à le tarauder est toujours la même : peut-on dire le vrai avec cette industrie du faux, avec de l'image, des décors, des acteurs. Le film, tourné la plupart du temps en  DV nous donne à voir l'illusion du vrai, le "faux-vrai" mais ne parvient pas à trouver la vérité des personnages, la seule qui nous intéresse vraiment. C'est là son échec relatif. Ou sa réussite paradoxale.

Le détail cinecritic : le fim a reçu un accueil déplorable aux Etats-Unis et son réalisateur s'est vu taxer d'anti-américanisme. Rien que pour cela, cela peut vous donner envie.
par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Samedi 16 février 2008
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film américain de Jason Reitman, avec Ellen Page et Jennifer Gardner.

Ju-no future

A 16 ans, Juno se retrouve enceinte mais décide de garder l'enfant et de le confier à un jeune couple de bourgeois en manque de couches sales.
Juno est un film sympathique, on rigole bien, on se divertit et surtout on ne réfléchit pas. Tout est mis en place pour que le spectateur ne soit pas trop déboussolé et continue d'engloutir goulument son pop-corn. Le film entend surfer sur la vague rentable des "films indépendants grands publics" à la Little miss sunshine. Mais la magie ne prend pas. Car tout ici est factice: l'adolescente n'est  que le stéréotype de l'anti-héroïne, le générique en animation n'est qu'une mauvaise utilisation de photoshop, bref tout deçoit.
N'allez pas voir dans le refus de l'avortement un partis-pris politique, il n'est qu'un élément du récit. Juno ne tire aucune leçon de sa grossesse prématurée. Tout se passe comme si aucun attachement ne pouvait lier la future mère à son enfant. Le jour de l'accouchement, Juno "expédie" le bébé comme un colis postal et tout est bien qui finit bien. Plutôt que de se focaliser sur la relation maternelle, le film se perd dans une multiplication de personnages secondaires. On assiste donc à la relation de Juno avec le père adoptif, avec la mère adoptive, avec sa belle-mère, son papa, son petit-ami etc etc. Bref tout ce qui serait susceptible de plomber le spectateur, comme les intermittences émotionnelles d'une femme enceinte, sont passés sous silence. A cela s'ajoute tout un panel de références culturelles à la pointe de la "branchitude", de Sonic Youth à Dario Argento, mais passées à la moulinette du conformisme.
En gros, si vous vous sentez seul(e) samedi soir Juno pourra faire office de compagon...mais si vous espérez du grand cinéma, n'y allez surtout pas!
par Lubna Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Dimanche 3 février 2008
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film franco-serbe d' Emir Kusturica avec Uros Milovanovic, Marija Petronicevic

Comédie acerbe

promets_moi-1.jpgDans un village isolé de Serbie, un grand-père se sent proche de la fin. Il demande à son petit-fils qu'il a élevé d'aller à la ville pour y vendre sa vache, acheter un souvenir et se ramener une épouse. L'adolescent va faire mille rencontres en chemin.

Sous la forme canonique du conte pour enfants, l'auteur de Chat noir, chat blanc propose un voyage initiatique sans, cette fois, de(réelle) arrière-pensée politique. N'hésitant pas à recourir à certains clichés (la campagne pure et la ville corruptrice) voire à quelques facilités (les brigands sont forcément des nazis, traduisez des "croates"), il promène son héros à peine pubère dans les méandres de trafics mafieux et sordides. Comme dans nombre de films précédents, l'exploitation des femmes est omniprésente et la fraîcheur des deux acteurs principaux ne parvient pas toujours à faire oublier la noirceur du propos. 
Si la musique tzigane rythme efficacement les scènes, on aimerait bien pouvoir souffler de temps en temps. Les numéros burlesques et les gags répétitifs s'enchainent mais on en vient à regretter le ton plus mélancolique et plus touchant de "La vie est un miracle". 
Un film enlevé mais dont il ne reste pas forcément grand-chose après le générique de fin.


Le détail cinécritic / On vous propose l'affiche anglaise, bien plus réussie que l'affiche française.
par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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Samedi 2 février 2008
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Jamais sans ma soeur
film documentaire français de Sandrine Bonnaire

Sabine.jpgSabine Bonnaire a aujourd'hui 38 ans. Elle a été diagnostiquée tardivement autiste. La mort de son frère l'a fait basculer dans la folie.

Sandrine Bonnaire filme au plus près le calvaire de sa soeur qui est aussi un peu le sien et celui de sa famille. 
On suit les nombreuses visites dans les structures d'accueil et le désarroi de Sabine qui semble ne plus avoir aucun repère affectif et dont le regard se perd de plus en plus. Les images prises dans sa jeunesse montrent la beauté et la fragilité d'une jeune fille en prise avec ses problèmes psychiques. Le film prend la forme d'un réquisitoire contre l'internement et la camisole chimique qui n'hésitent pas à briser les êtres pour assurer le contrôle social. Il montre le souffrance des handicpés mentaux et leurdifficulté à s'insérer dans un monde qui les rejette. Poignant.
par Jean-Michel Le Bail publié dans : cinecritic communauté : Ciné DVD
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