Samedi 21 mars 2009
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film de Jean-Paul Lilienfeld avec Isabelle Adjani
MOLIERE IN HATE
Pendant son cours de français, la professeure se rend compte
qu'un élève est venu avec une arme. Elle lui confisque le revolver mais l'élève, qui est aussi le caïd de la classe, veut absolument le récupérer. Elle décide alors de braquer le revolver sur les
élèves et de prendre la classe en otage.
Le film de Jean-Paul Lilienfeld arrive dans un contexte de multiplication des faits violents dans les collèges. On pourra le voir comme un film de société, mais il est probable que ce ne soit pas
l'intention première de l'auteur. Ici, il est question en permanence (un peu d'ailleurs comme dans Entre les murs) de rapports de force: entre le prof et ses élèves, qui perturbent
continuellement le cours par leurs invectives ou leurs bagarres, mais aussi entre les élèves eux-mêmes, les caïds et les autres, les filles et les garçons, symboles de la crispation d'une
société qui n'arrive plus à contenir la violence, en crise complète d'autorité. Le personnage de la professeure, joué par Isabelle Adjani a ceci de sympathique qu'il cherche à maintenir un cadre
qui visiblement n'existe plus: celui de la transmission du savoir. Certaines scènes sont assez jubilatoires, comme lorsque la prof excédée leur explique la vie de Molière sous la menace d'un
revolver. Malheureusement, la suite du film bascule assez vite dans la série noire du vendredi soir, au point d'apparaître pour ce qu'il est avant tout : un téléfilm réussi.
Le détail Cinecritic: la prédiffusion de ce film sur Arte vendredi 20 mars aura permis à la chaîne de s'offrir un record d'audience avec 2 245 000 spectateurs.
L'analyse du film par le pédagogue Philippe Meirieu : http://www.meirieu.com/ACTUALITE/journee_de_la%20Jupe.htm
Par le cinephage
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Samedi 21 mars 2009
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18:30
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film américain de
Zack Snyder
LE CLUB DES CINQ
Un groupe de justiciers masqués décide de reprendre du service pour lutter contre un tueur qui cherche à les éliminer.
Les Watchmen sont la bande dessinée préférée de Zack Snyder. De fait, elle occupe une place à part dans l'histoire des comics, par son ancrage dans une certaine réalité historique, en
l'occurence celle de la guerre froide et de la période Nixon. L'adaptation qu'il en tire pour le cinéma est fortement imprégnée de cette admiration, et la narration tend parfois à s'essoufler. Le
film possède néanmoins des qualités suffisamment rares dans les films de super-héros pour être soulignés. Privilégiant l'intrigue sur le spectaculaire, il évite la surenchère d'effets spéciaux qui
a ruiné nombre de films (Spider man 3, pour ne pas le nommer) et se concentre sur l'essentiel: les personnages, au nombre desquels Rochshach n'est pas le moins intéressant. ici, la transgression
est souvent inversée puisque ces justiciers sont d'abord des flics, mais dont la noirceur est si intense qu'elle en devient fascinante. Les autres personnages sont un plus fades mais on retrouve
avec plaisir l'esprit à la fois novateur et vintage qui faisait le charme du premier X-men ou de Hellboy 1.
Si on n'est pas rebuté par les 2h42, on pourra trouver plaisir à ce film auquel l'affiche, racoleuse à souhait, ne rend pas service.
Par le cinephage
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Dimanche 8 mars 2009
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19:13
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film américain de
Gus van Sant avec Sean Penn
THE MILKY WAY
A San Francisco, dans les années 70, la communauté gay commence à se structurer autour d'un
leader, Harvey Milk, qui tient un magasin de photographie. Après plusieurs échecs électoraux, celui-ci accède enfin à la fonctin de superviseur. Il ne tarde pas à se heurter aux moralistes qui
veulent réduire les droits des homosexuels.
Harvey Milk fut le premier homme politique à revendiquer publiquement son homosexualité. On assiste dans le film à la naissance du militantisme
gay dans le quartier de Castro, qui fut également le coeur de la contre-culture hippie. Optant pour la forme classique du biopic, Gus van Sant s'attache plus particlièrment au combat de Milk contre
la Proposition 6 - qui vouait les enseignants homosexuels au chômage. Forcément édifiant, peu original dans sa forme, Harvey Milk a le mérite de retracer l'histoire de la lutte pour les
droits des homosexuels, des premières gay pride et de l'essor du mouvement gay et lesbien dans un pays farouchement attaché à la famille.
Un film nécessaire faute d'être vraiment passionnant.
Par le cinephage
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Samedi 28 février 2009
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00:41
Déluge de récompenses à la cérémonie des César (meilleur film, meilleure actrice, meilleure décor...) pour
Séraphine, le film sur la vie de la peintre
autodidacte Séraphine Louis.
Jean-François Richet repart avec la statuette de meilleur réalisateur et
Vincent Cassel celle de meilleur acteur.
Une soirée plutôt mieux animée que d'habitude par
Antoine de Caunes et illuminée par le numéro irrésistiblement burlesque - contrairement à celui de Dany Boon - de
Julie Ferrier, toujours au-dessus du lot.
A quand un César de la meilleure comique ?
Par le cinephage
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Mercredi 25 février 2009
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19:59
Il semblerait que la dernière production d'Europacorp, Banlieue 13 Ultimatum ait quelques difficultés à trouver un distributeur en banlieue. UGC, qui se refuse à le diffuser dans ses salles de
banlieue, dit préférer le réserver au public de Paris (l’UGC des Halles) et de province. Une décision qui n'est évidemment pas du goût de Luc Besson, producteur du
film, qui dénonce une forme d'ostracisation du public "jeune" qui a fait le succès de certaines autres de ses productions (notamment la série des Taxi).
De fait, il n'y a jamais eu de précédent aussi flagrant pour un film, si l'on excepte les rares salles qui avaient suspendu à l'époque la projection de
La Haine, suite à quelques
incidents
Affaire à suivre donc.
Par le cinephage
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Mercredi 25 février 2009
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18:32
Cette année, c'est Danny Boyle dont la carrière à connu quelques éclipses (
Sunshine) qui rafle la mise comme son héros dans le film bollywoodien inspiré d'un fait réel "
Slumdog Millionaire".(voir notre critique mitigée)
Le reste du palmarès a confimé les interprétations parfois appuyées mais toujours inspirées de Kate Winslet (voir également son rôle d'épouse déçue dans
NOCES REBELLES (Revolutionary Road) et de Sean Penn. Le film japonais inédit en France
Departures a reçu pour sa part l'oscar du
meilleur film étranger aux dépens de "The classroom" (
Entre les murs), déjà récompensé à Cannes par un certain... Sean Penn. A
noter également l'oscar posthume attribué à Heath Ledger pour son rôle dans
The dark Knight et celui attribué à Pénélope Cruz pour son second rôle dans le film de Woody Allen
VICKY CHRISTINA BARCELONA .
Meilleur Film
"Slumdog Millionaire"
Meilleur Réalisateur
Danny Boyle "Slumdog Millionaire"
Meilleur film étranger
Japon "Departures"
Meilleure Actrice
Kate Winslet pour "The reader"
Meilleur Acteur
Sean Penn pour "Harvey Milk"
Le détail CINECRITIC : rappelons que la statuette est prénommée Oscar depuis 1935 sans que l'on sache bien pourquoi. Il semblerait qu’une membre de l’Académie nommée Margaret Herrick
trouvait qu’elle ressemblait à son oncle ayant pour prénom Oscar. Une autre version attribue ce surnom à Bette Davis dont le mari, Harmon Oscar Nelson, ressemblait trait pour trait à la
statuette.
Par le cinephage
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Mercredi 18 février 2009
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/2009
19:25
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Documentaire de
Grant Gee
VOIR MANCHESTER ET MOURIR
Ce documentaire sur Joy Division arrive quelques mois seulement après le biopic remarqué d'Anton Corbijn, Control. En se basant sur les rares images d'archives qui restent du
groupe (d'une qualité visuelle et sonore franchement mauvaise), le réalisateur essaie de retracer l'itinéraire de ce groupe culte qui décida de se former après avoir vu les Sex Pistols en 1976. Le
grand absent du film est évidemment Ian Curtis, dont l'évocation laborieuse par les membres du groupe ne rend pas vraiment hommage à l'immense talent. Ce n'est pas forcément le but recherché par le
réalisateur, mais on comprend mieux la grande solitude dans laquelle s'est débattu et enfermé le chanteur, lecteur assidu de Burroughs, Dostoïevsky et Ballard, esthète perdu au
milieu d'une ville post-industrielle sans passé et sans futur.
Par le cinephage
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Samedi 14 février 2009
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18:17
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film suédois de
Tomas Alfredson avec Kare Hedebrant
Oskar, douze ans, est régulièrement maltraité par ses camarades de collège. Il fait un jour la connaissance d'Eli, sa mystérieuse voisine au teint cadavérique. Il lui apprend l'aphabet
morse pour communiquer à travers la paroi. C'est alors que des meurtres atroces sont commis dans le quartier. Les victimes sont vidées de leur sang...
Tomas Alfredson revisite les films de vampire à la manière nordique, à grand coup d'attaques fulgurantes et de bouches ensanglantées. Ce film est à voir absolument, notamment pour la compostiion
visuelle très réussie mais aussi pour le jeu époustouflant des deux jeunes acteurs qui vous tient en haleine tout au long du film jusqu'à une fin plutôt inattendue.
Par H. Le Bail
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Dimanche 8 février 2009
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18:51
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film français de
Patrick Mario bernard et
Pierre Trividic avec
Dominique Blanc
STRESS IN THE CITY
Une femme mûre décide de quitter son jeune amant pour qu'il puisse s'investir dans un projet marital avec une femme plus jeune. Quelque temps après celui-ci rencontre une autre femme,
mais du même âge qu'elle. Blessée, puis jalouse, elle se met à traquer sa rivale...jusqu'à sombrer dans la schizophrénie.
Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic adaptent sur le registre du fantastique social le roman d'Annie Ernaux "L'occupation", paru en 2003. On y retrouve les thèmes chers à l'auteur de "La
place", différences sociales, croisement entre histoire collective et histoire de vie, traces d'un féminisme diffus (à 50 ans, tout est possible, dit la publicité). Les hommes tendent
progressivement à disparaître, au propre et au figuré, dans cette évocation de la solitude suburbaine où les personnes se croisent sans jamais se rencontrer, comme les voitures du générique.
Peu importe si le film stagne un peu à mi-chemin (quelques scènes répétitives), restent le jeu inspiré de Dominique Blanc et de troublantes images de déréalisation.
Le détail cinécritic : une très belle musique, signée par l'un des co-réalisateurs du film.
Par le cinephage
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Lundi 2 février 2009
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21:17
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film américain de Sam Mendes avec Kate Winslet et Leonardo Di Caprio
SCENES DU VIDE QUOTIDIEN
Dans les années 50, un couple de jeunes américains essaie d'échapper au modèle familial dominant en projetant de venir
s'installer à Paris. La réalité ne va pas tarder à les rattraper.
Cette adaptation d'un roman de Yates sur la faillite des sentiments permet au réalisateur d'American Beauty d'enfoncer le clou sur la médiocrité des relations humaines et
l'impossibilité d'échapper aux stéréotypes. Il bénéficie de l'interprétation nuancée de ses acteurs au premier rang duquel il faut citer Leonardo di Caprio (même si c'est Kate Winslet qui a été
nominée aux Golden Globes). La facture semi-classique du film permet au spectateur de se concentrer sur les relations et les incompréhensions du couple.
Le personnage de l'aliéné vient éclairer de façon jubilatoire les faux semblants dans lesquels se perdent le mari et la femme, tous deux à la recherche d'eux-mêmes.
Un film sensible qu'une fin un peu trop mélodramatique ne parvient pas à gâcher.
Par le cinephage
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